Après-match très tendu à Doha.
Quelques minutes après la fin de la rencontre décisive entre l’Iran et les États-Unis, qui s’est jouée mardi soir, à Doha, de nombreux affrontements ont éclaté autour de l’Al-Thumama Stadium. Le journaliste italien Tancredi Palmeri, qui était en train d’interviewer des Iraniens portant des messages de soutien aux droits des femmes en Iran, a notamment vu surgir d’autres supporters qui ont frappé les trois personnes interrogées.
Selon nos informations, d’autres heurts ont eu lieu à un autre endroit du stade après que certains supporters se sont mis à entonner des chants en faveur de la liberté des femmes et un « Mangez bien les crétins, le festin est bientôt terminé » explicite. Ces supporters ont alors été attaqués par d’autres fans considérés comme prorégimes dans un contexte de soulèvement populaire en Iran à la suite du décès, le 16 septembre dernier, de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans décédée après son arrestation par la police des mœurs pour avoir, d’après celle-ci, enfreint le code vestimentaire strict de la République islamique.
Selon la BBC, un autre supporter iranien qui chantait en faveur de la liberté des femmes iraniennes a été arrêté par des agents de police qataris. D’autres fans ont, un peu plus tôt dans la soirée, été interdits de pénétrer dans le stade car ils possédaient un T-shirt portant des messages de contestation ou un drapeau pré-République islamique, devenu un symbole de la révolution en Iran.