Au cours de cette semaine, le ministre des Finances a rencontré les représentants de l’Outsourcing and Telecommunications Association of Mauritius (OTAM) et du Mauritius Information Technology Industry Association (MITA) lors d’une consultation prébudgétaire afin de prendre en compte leurs suggestions pour dynamiser le secteur de l’ICT.
L’OTAM était représentée par sa présidente, Jenny Chan, son vice-président, Shateeaum Sewpaul, et son trésorier, Jean Philippe D’unienville, tandis que le MITIA était représenté par son président, M. Ranoo Pati Hunma.
Dans une déclaration à l’issue de la réunion, Mme Chan a souligné que le ministre des Finances a été attentif à leurs propositions. Les discussions ont principalement porté sur les difficultés rencontrées par les acteurs du secteur des TIC, telles que le manque de talents, l’augmentation des salaires et des coûts liés à l’électricité, aux infrastructures et aux transports.
«Nous avons proposé des mesures pour stimuler la croissance dans le secteur des TIC et du BPO et pour répondre aux dernières innovations et technologies telles que l’intelligence artificielle», a-t-elle déclaré.
Le président de l’OTAM a également souligné que le secteur des TIC à l’échelle mondiale continuera de croître de manière exponentielle et a exprimé l’espoir que le gouvernement crée un écosystème conforme à la stratégie mondiale pour aider le secteur à innover et à acquérir de l’expertise.
Mauritius Finance
Shamima Mallam-Hassam souligne la nécessité de simplifier et d’accélérer les demandes ainsi que les procédures avec les autorités
Les représentants de Mauritius Finance ont également présenté des propositions lors des consultations prébudgétaires 2024/25 avec le ministre des Finances.
Dans une déclaration à l’issue de la réunion, la présidente de Mauritius Finance, Mme Shamima Mallam-Hassam, a souligné que leur approche cette année était plus pratique, se concentrant sur deux à trois mesures significatives pour dynamiser le secteur.
Elle a mis en avant le défi actuel de la facilité d’entreprendre des affaires et a souligné la nécessité urgente de simplifier et d’accélérer les demandes aussi bien que les procédures avec les autorités, en soulignant que les retards nuisent à l’attractivité de Maurice par rapport à d’autres juridictions concurrentes.
Mme Mallam-Hassam a expliqué que la deuxième mesure proposée visait à revoir la stabilité fiscale et à réévaluer le système fiscal actuel.
« Nous avons également recommandé au ministre d’examiner le nombre de traités fiscaux en vigueur avec d’autres pays, car c’est un avantage que nous pouvons offrir, et il a répondu positivement en demandant une liste des pays pour étendre nos accords », a-t-elle déclaré.
Par ailleurs, le président de Mauritius Finance a indiqué que la nécessité d’encourager le renforcement des capacités et de promouvoir l’industrie à travers le marketing pour accroître sa visibilité a également été soulignée lors de la réunion.
Parlant de l’expansion du capital-risque en Afrique, elle a affirmé que des propositions ont été avancées pour qu’à côté de nos marchés traditionnels, de nouveaux puissent également être explorés, et aboutir à terme à la création d’un organisme de réglementation spécifique pour ce type de fonds si les investisseurs doivent bénéficier d’une plateforme en matière de capital-risque.
Dominique de Froberville
« Les mesures proposées relanceront MEXA et apporteront un nouveau dynamisme au secteur »
Dans une déclaration à l’issue de la réunion, le président de MEXA, Dominique de Froberville, a indiqué que le secteur et ses performances récentes ont été discutés lors de la réunion, tout en abordant l’avenir du marché d’exportation.
Il a présenté trois types de propositions au ministre des Finances : des mesures à court terme pour relever les défis immédiats, et des mesures à moyen et long terme nécessitant des investissements pour générer des résultats dans les années à venir.
Le président a souligné que les mesures proposées relanceront MEXA et apporteront un nouveau dynamisme au secteur, en renforçant le noyau existant et en attirant de nouvelles industries et technologies pour élargir la base d’exportation.