Encore une fois cette semaine l’opposition a orchestré une stratégie qui semble devenue son arme favorite à l’Assemblée Nationale. Apparemment elle semble croire que cette stratégie lui sera positive pour convaincre les mauriciens en sa faveur.
Le leader de l’Opposition a cru bon de défier l’autorité du Speaker quand il fut expulsé et refusa de se retirer. Le Speaker a dû se retirer lui-même pour empêcher la situation de se
dégrader. Lorsque les travaux ont repris on a été surpris de constater que le leader avait repris son siège en acceptant cette fois de présenter ses excuses. Alors on ne comprend pas pourquoi le leader de l’opposition, dans un premier temps, a choisi de perdre le temps de l’auguste l’assemblée.
En analysant les discours des membres de l’opposition on se rend compte que personne parmi eux n’a trouvé aucune mesure en faveur du peuple. Que ce soit les orateurs du
PTr. ceux du PMSD ou encore ceux du MMM, ils ont tous été unanimes dans leurs critiques contre le budget du Dr. Renganaden Padayachy. Et on se rend compte qu’avant la présentation du budget on chuchotait qu’il y aurait l’augmentation du taux de la TVA, que les prix des produits de bases allaient prendre l’ascenseur, que la pension de vieillesse allait baisser et qu’enfin des mesures d’austérité allaient être introduites par le gouvernement.
Les mauriciens ont attendu avec impatience ce que M. Bérenger dirait mais ils ont été tous déçus non seulement par sa présentation de certains chiffres dans lesquelles il semblait être un peu perdu et son discours semblait moins dur dans son ensemble. On avait l’impression que peut-être l’âge lui faisait défaut.
Les mauriciens dans leur ensemble aujourd’hui reconnaissent l’effort du gouvernement qui a non seulement préservé tous les acquis du peuple mais qui a également introduit des mesures pour les protéger davantage. Le fonctionnaire aura son treizième mois comme
chaque année, en ce qui concerne le PRB, le gouvernement n’a pas dit qu’il sera éliminé.
En ce qui concerne la politique fiscale, on se rend compte que le petit peuple est épargné et le plus important c’est que 70,000 mauriciens n’auront rien à payer cette année. C’était
inattendu.
S’agissant de la politique du logement, le gouvernement a promis de construire davantage de maisons pour la classe pauvre et aussi pour toutes les autres catégories de mauriciens pour qui le logement devient de plus en plus un luxe. Face à la démagogie des travaillistes sur ce dossier un orateur du gouvernement a eu raison de signaler le fait que le régime travailliste n’avait pas hésité à écrabouiller les maisons des pauvres quand il fut au pouvoir et aujourd’hui il se pose en grand champion de cette catégorie des mauriciens.
Un membre du gouvernement a aussi rappelé que de 2005 à 2014, le gouvernement travailliste n’a construit que 1900 maisons alors que de 2014 à 2019 le gouvernement MSM en a construit plus de 2000.
Le plus grave cette semaine a été sans doute la décision de l’opposition de manifester son mécontentement à l’égard de M. Collendavelloo avec des pancartes. Cela constituait peut-être un fait sans précédent dans les annales à l’Assemblée législative, le speaker n’a eu d’autre choix que l’expulser de l’hémicycle car la dignité et le respect de la chambre était en question.
Les mauriciens ont aussi appris deux choses importantes qu’ils ignoraient peut-être tous concernant celui qui se considère comme M. La Main propre. M. Collendavelloo a rappelé que ce monsieur avait bien empoché les Rs 10 m de la BAI. Ensuite pour les dernières élections il a eu une autre grosse somme qui n’a pas été utilisée pour venir en aide aux autres candidats de son parti. M. Collendavelloo a rappelé aussi que l’autre du MMM qui se prétend’ être le fidèle ou l’exemple du militantisme avait fait venir des partisans en autobus chez son leader pour réclamer le poste de président de parti. Et il avait eu recours à la même stratégie pour devenir ministre. En même temps M. Alan Ganoo a rappelé que lors des dernières élections le MMM avait aussi recherche une alliance avec le MSM mais que les pourparlers n’ont pas abouti.
Alors ce qu’on déduit c’est que les partis de l’opposition ont voulu frapper fort cette semaine à l’assemblée mais qu’ils ont lamentablement failli dans leurs tentatives. En fait, c’est l’effet contraire qui s’est produit. Espérons que dorénavant l’opposition se conduira d’une manière plus responsable.
Jay Lallbahadoor.