Sa propre histoire lui donne raison de croire en son étoile. Il a remporté l’US Open 2008 malgré une double fracture de fatigue à une jambe et un ligament du genou déchiré. Onze ans et cinq opérations du dos plus tard, dont une délicate fusion des vertèbres, il revenait au sommet, ajoutant un 5e Masters à son palmarès. “Le défi de cette semaine ne se situe pas sur le plan du golf. Il est uniquement physique, avec le relief. Ce sera un grand marathon. 72 trous c’est un long chemin, un défi difficile, mais je suis prêt à le relever”, à assuré l’Américain qui a toujours franchi le cut à Augusta et connaît les moindres recoins du parcours, rallongé de 32 mètres cette année pour le porter à 6.867 au total. Un 6e sacre en Georgie, pour égaler le record de Jack Nicklaus, constituerait sans nul doute le plus improbable et donc le plus grand de ses nombreux accomplissements, après presque 17 mois sans compétition. “Son retour tient du prodige. C’est à mettre une nouvelle fois au crédit de son éthique de travail irréprochable. Je pense qu’il ne serait pas venu sans avoir en tête l’idée de gagner”, lui a d’ailleurs rendu hommage Nicklaus. Si sa jambe sera son premier adversaire, les rivaux ne manqueront pas.
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