Des centaines de dignitaires étrangers et têtes couronnées sont à Londres pour les funérailles d’Etat de la reine Elizabeth II, un casse-tête sécuritaire et diplomatique, entre privilèges accordés à certains et invités controversés.
Les alliés aux premiers rangs
Parmi les dirigeants présents figurent naturellement les alliés traditionnels du Royaume-Uni :
– le président américain Joe Biden et son épouse Jill
– le président français Emmanuel Macron et son épouse Brigitte
– le président allemand Frank-Walter Steinmeieret le chancelier allemand Olaf Scholz
– le président italien Sergio Mattarella
– le chef du gouvernement irlandais Micheal Martin
Les fidèles du Commonwealth
Plusieurs dirigeants des pays du Commonwealth ont fait le déplacement jusqu’à Londres pour assister aux funérailles de la reine.
– le Premier ministre canadien, Justin Trudeau
– le Premier ministre australien, Anthony Albanese
– la Première ministre de la Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern
– la présidente indienne Droupadi Murmu
Les familles royales
De nombreuses têtes couronnées ont confirmé leur présence aux funérailles de la souveraine, qui a régné pendant plus de 70 ans.
Seront présents :
– l’empereur Naruhito et l’impératrice Masako du Japon (C’est leur premier voyage à l’étranger depuis leur accession au trône en 2019)
– le prince Albert II de Monaco, son épouse Charlene
– le roi des Pays-Bas Willem-Alexander, sa femme la reine Maxima et l’ancienne reine, la princesse Beatrix
– le roi Philippe de Belgique
– le roi Harald V de Norvège
– la reine Margrethe du Danemark
– le roi d’Espagne Felipe VI sera là, mais aussi son père Juan Carlos Ier, qui a abdiqué en 2014 et vit désormais en exil aux Emirats arabes unis.
Invités “polémiques”
Plusieurs autres dirigeants ont été invités – diplomatie oblige. Ils sont présent, mais ne sont pas forcément accueillis à bras ouverts.
– la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michelont fait le déplacement malgré les tensions suivant le Brexit.
– le président turc Recep Tayyip Erdogan
– le président brésilien Jair Bolsonaro
– L’Arabie saoudite est représentée par le prince Turki bin Mohammed Al Saud, selon une source diplomatique. Le prince saoudien Mohammed ben Salmane (MBS) a été écarté de la scène internationale après l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi au consulat d’Arabie saoudite en Turquie en 2018.
– La Chine est représentée par son vice-président Wang Qishan, en l’absence du président Xi Jinping.Les relations entre Londres et Pékin sont tendues en raison notamment des questions de droits de l’homme et de la situation à Hong-Kong.
Absents, car pas invités
Quelques pays n’ont tout simplement pas été invités à l’événement.
– La Russie et le Bélarus ont été exclues en raison de l’invasion de l’Ukraine par Moscou. Cette mise au ban est jugée “blasphématoire” et “immorale” par Moscou.
– La Birmanie, ancienne colonie britannique dirigée par une junte militaire sanctionnée par Londres
– La Syrie, l’Afghanistan et la Corée du Nordont également été écartés.