Juan Rémy Quignolot avait été arrêté à son domicile en Centrafrique il y a deux ans et accusé d’espionnage. Il a été évacué vers la France pour raisons de santé mais devra retourner à Bangui pour son procès.Un soldat français à l’aéroport de Bangui, le 15 décembre 2022 © BARBARA DEBOUT / AFPNous sommes immensément soulagés ». C’est avec ces mots que Caroline Quignolot a accueilli ce dimanche le retour en France de son frère, arrêté pour espionnage à Bangui, capitale de la République centrafricaine, il y a deux ans. gé de 57 ans, Juan Rémy Quignolot a été évacué vers la France pour raisons de santé. Il devra néanmoins retourner en Centrafrique après avoir été soigné.Cet ancien militaire a passé 16 mois en détention préventive à Bangui avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire le 22 septembre 2022, déjà pour raisons médicales. « Nous l’avons accueilli ce matin à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle » a annoncé sa sœur. « Mon frère est très éprouvé physiquement et doit se reposer » affirme-t-elle. « Il est parti le 18 mai de Bangui et a transité par le Gabon » ajoute Caroline Quignolot. Selon elle, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, « a joué un rôle important dans sa libération », faisant office de « médiateur » entre Bangui et Paris.« Une instrumentalisation manifeste », selon ParisJuan Rémy Quignolot avait été arrêté à son domicile de Bangui en mai 2021. Des photos avaient fuité sur les réseaux sociaux le montrant les mains liées, entouré d’un important stock d’armes saisi chez lui, selon les autorités. Le gouvernement français avait dénoncé « une instrumentalisation manifeste », voyant la main de la Russie derrière cette arrestation. Les relations entre Paris et Bangui se sont en effet considérablement tendues au cours des dernières années. Symptôme de cette animosité, la présence croissante en Centrafrique des mercenaires russes du groupe Wagner, qui ont progressivement remplacé les soldats français dans la défense du pays.Le Premier ministre de Centrafrique au JDD : “Il n’y a pas d’intrusion russe dans les affaires de l’État”Jugé pour « espionnage » et « détention illégale d’armes et munitions de guerre », Juan Rémy Quignolot avait vu son procès ajourné de nombreuses fois pour raisons médicales. Citant un rapport « faisant clairement ressortir » que « son état de santé ne cesse de se dégrader » et « risque d’être préjudiciable à la vie de l’accusé », la Cour d’appel de Bangui a finalement « autorisé sa sortie du territoire national » le 17 mai. Le tribunal précise que « l’accusé pourra se présenter devant la Cour criminelle […] dès l’amélioration de son état de santé ». Il encourt les travaux forcés à perpétuité.
Ecobank en négociations avec la Bank of China pour des règlements directs en yuans
Si la Chine est devenue le premier partenaire commercial et investisseur de