6 600 Mauriciens sont des drogués…

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Lors de la séance parlementaire du mardi 5 avril, les députés Joanne Tour et Abbas Mamode, se sont intéressés à la drogue. Ainsi, le ministre de la Santé, Kailesh Jagutpal a fait un état des lieux.

Les drogues dangereuses sont des drogues comme les opiacés, les cannabinoïdes, les stimulants, les psychotropes et les stupéfiants.

Selon une enquête de l’Integrated Biological and Behavioural Surveillance Survey (IBBS) 2020, le nombre de personnes qui s’injectent des drogues en 2020, à l’île de Maurice, était de 6 600 personnes.

En outre, on estime qu’il y a environ 55 000 consommateurs de drogues non injectables, selon une enquête menée parmi les personnes qui consomment des drogues. Elle a été réalisée en septembre 2021 par le National Drug Secretariat, sous l’égide du Bureau du Premier ministre.

Abordant la question d’aide et de soutien, Kailesh Jagutpal a avancé que des thérapies de substitution, des programmes de soutien et des services de réhabilitation tels que le Programme d’échange de seringues, sont offerts par son ministère.

Le programme d’échange de seringues est mis en œuvre conjointement par le ministère de la Santé et du Bien-être et par l’organisation non gouvernementale CUT (Collectif Urgence Toxida) et, récemment, l’ONG AILES. Il existe un total de quarante-cinq sites du programme d’échange de seringues.

Des aiguilles stériles, des seringues, des tampons d’alcool et des préservatifs sont distribués aux bénéficiaires du programme.

Pour ce qui est de la thérapie de substitution à la méthadone, à ce jour, environ 6 500 bénéficiaires suivent ce programme. Ils reçoivent leurs doses quotidiennes dans 48 points de distribution répartis dans tout le pays, y compris les quatre sites situés dans les prisons.

Puis, il y a aussi les Unités de toxicomanie, qui se trouvent à l’hôpital Long Mountain, à l’hôpital Dr B. C. – Flacq, à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo, à l’hôpital Victoria et à l’hôpital Mahebourg.

Tous les services fournis sont basés sur une combinaison de thérapies psychosociales et pharmacologiques, y compris la désintoxication, le suivi et l’implication de la famille, des amis et des travailleurs sociaux.

Le quatrième programme est le traitement par Suboxone/Naltrexone.

Les personnes qui s’injectent des drogues se voient également proposer un programme de désintoxication.  Le Centre de désintoxication aux opiacés de Mahébourg a pour principal objectif de mener une désintoxication à l’héroïne en utilisant des doses réduites de Suboxone et de Naltrexone dans un environnement de service protégé sur une période de 2 semaines afin d’aider les personnes dépendantes de l’héroïne à atteindre un mode de vie sans drogue.

Le 5ème programme est celui des « Centres de réhabilitation résidentiels’. A ce jour, il en existe trois, notamment le Centre Nénuphar à Montagne Longue, d’une capacité de 12 lits, pour la réhabilitation principalement de mineurs et de jeunes de moins de 23 ans. Puis, le Centre Frangipane à Beau Bassin d’une capacité de 12 lits, pour la réinsertion des adultes masculins âgés de 18 ans et plus ; et  le Centre de désintoxication à Mahébourg.

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