Médias…Le Xournal, la différence dans le traitement de l’information

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Quoiqu’en disent nos détracteurs, nous avons su faire la différence dans le traitement de l’information et avec patience et persévérance nous pouvons aujourd’hui vous présenter ce centième numéro.

A l’heure des réseaux sociaux, du numérique, des medias en ligne et des journalistes citoyens, il va sans dire que le métier a profondément changé. Afin de satisfaire la soif d’informations des lecteurs de plus en plus exigeants et concurrencer les puissants de ce secteur, il a fallu faire preuve d’ingéniosité mais surtout d’innovation et de sérieux.

Après deux années d’existence, nos fidèles lecteurs peuvent témoigner d’eux-mêmes que Le Xournal sort du lot et que nous proposons une autre approche dans le traitement de l’actualité mais surtout que nos osons aborder des sujets considérés comme tabous par les autres medias et qui sont constamment relégués sous le tapis.

A Maurice, nous avons cette grande presse qui bénéficie du soutien et de l’appui du secteur privé mais qui se prétend indépendante. Les responsables et animateurs de ces journaux et supports médiatiques en ligne s’érigent  en quatrième pourvoir et entendent faire la leçon matin, midi et soir au gouvernement alors qu’historiquement la presse appartient au secteur privé dont les intérêts économiques occupent une place prédominante.

A Maurice où certains nient aux autres le droit d’exister et font toutes sortes de lobbies pour étouffer économiquement leurs concurrents, afficher sans complexe sa différence peut s’avérer fatal à long terme. C’est pourquoi il est important d’assurer la pérennité à long terme de notre journal. Cette tâche est rendue plus ardue par le fait que nous ne disposons pas de sources de financement illimitées comme certains.

Etant donné que la grande presse traditionnelle qui se prétend indépendante n’est qu’une émanation du secteur privé et que nous vivons dans un petit pays où il est facile pour un petit groupe de personnes au sein de quelques entreprises de tout contrôler en ayant la mainmise sur tous les leviers économiques, être en mesure de sortir de ce lot n’est pas tâche facile.

A notre niveau, c’est bien parce que nous avons pu afficher notre différence dans le traitement de certains sujets qui ont fait débat pendant cette année tels que la réforme électorale, le recensement ethnique, la dépénalisation du gandia et la nécessité d’une nouvelle délimitation des circonscriptions parmi d’autres que nous avons pu nous faire une place d’honneur parmi vous.

Certains esprits tordus viendront remettre en cause notre droit à l’existence en disant du mal sur notre financement et le fait que nous bénéficions de la publicité gouvernementale mais ils ne révèleront jamais ce qui ce passe chez eux. Ils ne révèleront jamais les liens incestueux qui existent entre eux et les grands groupes du secteur privé qui les empêchent d’écrire le moindre article d’opinion ou d’investigation sur les scandales dans les entreprises privées.

Récemment le leader de l’Opposition a exposé à l’Assemblée nationale un scandale financier impliquant le Sugar Insurance Fund Board. Un Fact Finding Committee a été institué par le gouvernement pour faire la lumière sur ce scandale et il va de soi que selon les premières indications il y a eu détournement de fonds en faveur de certaines compagnies du privé au sein de l’industrie cannière. Bien sûr, la presse qui vit aux basques de ceux qui traditionnellement contrôlent l’économie de notre pays n’en a pas fait grand cas. Il n’y a eu aucune enquête poussée pour essayer de trouver les coupables et leur demander de démissionner de leurs postes.

Il a également un autre gros scandale qui secoue le secteur financier impliquant les dirigeants des sociétés Swan, Espitalier-Noel et Rogers dans le rachat des actions de la New Mauritius Hotels Ltd en février 2016. Il y a eu enquête des autorités, un rapport préliminaire qui révèle des entorses à nos lois a été préparé mais les coupables se démènent comme des diables pour essayer par tous les moyens possibles d’étouffer l’affaire. Avez-vous entendu l’Express ou un autre journal se concentrer sur cette affaire pour demander que les responsables démissionnent de leurs postes et rendent des comptes devant les tribunaux?

Heureusement que nous sommes là et même si nous ne disposons pas de gros moyens pouvant mener des enquêtes approfondies, nous osons en parler, dénoncer cette opacité et secouer le cocotier en espérant que cela fera trembler les têtes pourries. C’est ainsi que nous évoluons avec l’espoir que les pistes de réflexion que nous dégageons aideront nos concitoyens à mieux se positionner.

D’autre part, la presse même si elle s’est érigée en quatrième pouvoir qui empêche le peuple de tomber dans l’esclavage en maintenant quelque chose de sa puissance dans les intervalles de sa manifestation, qu’il ne peut pas y avoir de représentation efficace des citoyens sans garde-fou et que le pouvoir risque de corrompre les représentants, elle est là pour leur rappeler sa fonction au sein du système sans pour autant agir avec arrogance vis-à-vis du pouvoir politique.

Les lecteurs remarqueront que toutes les fonctions organisées par le Premier ministre et les autres membres du gouvernement n’obtiennent pas beaucoup de couverture dans certains journaux. Toutefois cette même presse qui pense que relayer les discours des ministres la rabaisse au niveau de la Mauritius Broadcasting Corporation ne rate aucune occasion pour chercher la petite bête avec souvent des sous-entendus et des demi-vérités.

Le Xournal n’a jamais adopté cette posture et dans la mesure du possible nous rapportons fidèlement les propos des gouvernants mais en même temps, dans nos articles d’opinion, nous nous faisons un devoir de dire ouvertement ce que nous pensons sur ce qui ne va pas dans l’administration des affaires de la cité et nous le faisons avec objectivité et sans arrière-pensée.

La presse est-elle la pour influencer le vote du peuple ou essayer d’imposer son agenda à la place de celui qui a été dégagé par ceux qui ont été choisis par le peuple? A Maurice, il semblerait qu’après chaque élection, parce qu’ils ont une notion erronée du principe de quatrième pouvoir, certains pensent qu’ils doivent dicter leur conduite aux élus.

Le Xournal ne pense pas que cela doit être le cas car il est important que chacun respecte les paramètres dans lesquels il doit évoluer et les institutions. Le journalisme a pour rôle d’encadrer l’exercice du pouvoir.

Le développement des médias de masse, en particulier la télévision, a modifié le rôle du journalisme. Les données économiques, en prenant de plus en plus d’importance, ont contribué à l’édification de l’opinion comme unique source de légitimité pour les médias. Les médias portent l’opinion, ils l’alimentent, la répercutent,  la mettent en scène : ils sont à son service.

C’est ainsi que Le Xournal entend évoluer sans plaire, ni déplaire encore moins complaire !

Terra Del Fuego !

 

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