Un devoir de mémoire par ceux qui l’ont connu…

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Conférence-débat publique intéressant en présence du Vice-Président Eddy Boissezon et l’ancien Président Cassam Uteem,  le lundi 2 mars dernier sur Gaëtan Raynal autour du thème : portrait d’un intellectuel dans l’Ile Maurice Indépendante. Plusieurs intervenants, parmi ses enfants, ceux qui l’ont côtoyé dont plusieurs de ses anciens élèves notamment Armoogum Parsuramen, le Dr Jimmy Harmon, Georges Lewis Easton, Cassam Uteem. Somme toute, un débat superbement dirigé par Finlay Salesse.

En ce qui me concerne, Gaëtan Raynal est l’un des rares mauriciens qui maîtrisait aussi bien le français que l’anglais. Il a marqué les esprits de son époque par la finesse de son intelligence. Il défendait ses idées avec ardeur et n’avait pas peur de ses adversaires.

Gaëtan Raynal était un chroniquer régulier de Le Dimanche dans les années 69. Plusieurs séries d’articles dont Figures du passé, Si Port-Louis m’était conté, le Turf mauricien et nos chefs juges, ont marqué cette période ce qui m’amena à le côtoyer régulièrement chaque semaine. Ce qui m’impressionnait à cette époque était sa mémoire des dates et des faits historiques.

Puis nos routes se sont croisées quand je pris de l’emploi à l’Université de Maurice en 1975. C’était l’époque des ‘School Board’, et ses collègues s’étonnaient de la maîtrise de ses dossiers. Parfois, je prenais le bus avec lui pour Rose-Hill. Je me souviens de cette phrase qui était sienne, « Université, pourquoi pas collège ! », se plaignant que les activités autour du campus était au point mort après 17h00.

Je termine par cette citation de Pierre Corneille : « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années. »

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