La classe syndicale, le patronat et le ministre Soodesh Callichurn ont tenu une première rencontre au ministère du Travail, à la Victoria House, à 10h30, le jeudi 22 novembre dernier dans le cadre de la compensation salariale 2019. Ce premier round de négociations portant sur l’éventualité d’une hausse payable à partir de janvier 2019, s’est accentué principalement sur les prévisions du taux d’inflation qui tournent autour de 3,3% selon Statistics Mauritius.
C’est le ministre du Travail qui a présidé cette ébauche du comité tripartite qui sera, lui, présidé par le Premier ministre. Soodesh Callichurn a fait savoir aux différentes associations syndicales que leurs propositions pour la compensation salariale devront tenir en ligne de compte le taux d’inflation. Mais toutefois, il s’est positionné pour une hausse salariale, affirmant qu’il n’est pas d’accord avec la proposition de Business Mauritius qui ne suggère aucune augmentation pour 2019.
Il a expliqué qu’après avoir pris en ligne de compte des facteurs cruciaux comme le taux d’inflation, les syndicalistes pourront faire leur analyse de manière plus convenable avant de les soumettre et d’ajouter que toutes les propositions seront passées en revue.
Pradeep Dursun, COO de Business Mauritius, a pour sa part, affirmé que la compensation salariale n’est pas payable compte tenu du taux d’inflation actuel « Nous souhaitons que nous ne prenions pas un seul indicateur en considération à savoir l’inflation pour la compensation salariale. D’autres indicateurs comme la croissance, la productivité, l’emploi doivent être considérés. Ce n’est qu’après avoir pris en considération ces facteurs, que les entreprises pourront aller de l’avant avec une compensation salariale », a-t-il expliqué.
Reaz Chuttoo de la CTSP, pour sa part, réclame une augmentation de Rs 1000 pour ceux touchant moins de Rs 16,500 mensuellement et Rs 550 pour ceux qui touchent au-delà de Rs 16,500. « 95% des membres de la CTSP sont des travailleurs qui ne touchent pas Rs 16, 500 et pour ces derniers l’inflation n’est pas de 3,3%. Le gouvernement doit comprendre que l’exercice tripartite fait durant les cinq dernières années, n’a pas amélioré la situation de la pauvreté dans le pays », a-t-il dit.