Arrêté, le laboureur de 33 ans, réfute les accusations et clame un complot pour nuire sa réputation
La Crime Intelligence Unit du Nord, menée par le sergent Arnasala, enquête depuis ce mardi 5 septembre, sur une allégation de viol sur une mineure de 14 ans. C’est la collégienne, elle-même, qui a rapporté le cas à la Brigade pour la Protection des Mineurs. En présence de son père, elle a expliqué que le délit remonte à septembre de l’année dernière mais qu’elle ne se rappelle pas la date exacte. Elle se souvient seulement que vers la mi-journée, elle s’était rendue chez son voisin pour lui remettre de l’argent. Selon la mineure, ce dernier, laboureur de son état, l’aurait traînée dans une chambre avant de fermer la porte à clé. Puis, il l’aurait violemment poussée sur un matelas au sol avant de la ligoter. Selon la mineure, elle s’est débattue et pleurait mais rien n’y fait.
Le voisin aurait alors abusé d’elle avant de la laisser partir. La collégienne dit avoir gardé le silence car ses parents entretenaient de bonnes relations avec le voisin. Mais aussi, car elle a été menacée par son agresseur. Selon les dires de la jeune fille, le laboureur lui aurait intimé l’ordre de ne rien dire à personne sinon il lui ferait du tort. « Si to al dir to papa, mo pou touy twa. » Après sa plainte, la mineure a souhaité se faire examiner par un médecin et elle a été placée dans un centre médical pour des examens.
Ce mercredi 6 septembre, la police s’est rendue au domicile du laboureur et l’a placé en état d’arrestation. Lors de son interrogatoire mercredi, le trentenaire a rejeté l’accusation portée contre lui, évoquant un coup monté pour nuire à sa réputation. Néanmoins, il a été conduit au tribunal de Pamplemousses le même jour où une charge provisoire de viol a été retenue contre lui. Ce dernier a retrouvé la liberté conditionnelle. De son côté, la police tente de faire la lumière au sujet de ces allégations.