La capitale sénégalaise est devenue l’épicentre d’affrontements entre forces de l’ordre et manifestants. Ces derniers protestent contre la condamnation d’un opposant à deux ans de prison pour « incitation à la débauche » et « corruption de la jeunesse ».Un nouveau manifestant a été abattu par la police samedi à Dakar, au Sénégal, portant à 16 le nombre de personnes tuées depuis le début des affrontements entre émeutiers et forces de l’ordre. Les protestataires dénoncent la condamnation à deux ans de prison du principal opposant au pouvoir sénégalais, Ousmane Sonko, candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2024, le rendant ainsi inéligible.Accusé de viol et de menaces de morts par une employée d’un salon de beauté qu’il fréquente, l’opposant a été acquitté le 1er juin des accusations de viol et de menaces de mort, mais condamné pour « corruption de la jeunesse » et « incitation à la débauche ».Le candidat a la présidentielle se dit victime d’une « tentative de liquidation politique », et se dit depuis « séquestré » dans sa résidence de Dakar par des forces de sécurité qui empêchent quiconque d’approcher.L’opposition dénonce « la répression meurtrière » de « milices privées »Jugeant les accusations montées de toutes pièces et accusant le gouvernement de Macky Sall de se livrer à une persécution politique contre son rival, les partisans d’Ousmane Sonko redoutent une arrestation imminente de celui-ci. D’où les scènes d’affrontements urbains qui les opposent aux forces de police.Alors que les deux camps se renvoient mutuellement la responsabilité des violences, le gouvernement a annoncé suspendre « temporairement » l’accès à Internet sur les téléphones, « en raison de la diffusion de messages haineux et subversifs ».Dans un communiqué publié ce dimanche, le Pastef, parti d’Ousmane Sonko, a condamné « la répression meurtrière des forces de défense et de sécurité », accusant le pouvoir de recourir à « des milices privées » pour mater les contestataires. Le parti avance le chiffre de 19 manifestants tués et appelle les Sénégalais « à se défendre par tous les moyens et à riposter ».De son côté, le gouvernement a dénoncé des « actes de vandalisme et de banditisme » de manifestants soutenus par « des forces occultes » et « des étrangers », ayant pour but de « déstabiliser le pays » et de le « plonger dans le chaos ».”Affaire Sonko” : pourquoi le Sénégal traverse sa pire crise politique depuis presque dix ansLes appels à la retenue et au dialogue se sont multipliés ces deux derniers jours, de la part de plusieurs pays, comme la France ou les États-Unis, d’organisations internationales et de personnalités sénégalaises. Affilié à l’opposition, le maire de Dakar, Barthélémy Dias, a appelé le président Macky Sall à s’exprimer et à renoncer à une candidature à un troisième mandat.
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