Promesses électorales : Ramgoolam et le gandia

in Opinion

Décidemment Navin Ramgoolam est désespéré et tente le tout pour le tout afin de remporter les prochaines élections générales. Pour réussir dans cette entreprise, il est prêt à tout, même s’il faut renier ses convictions les plus profondes et adopter des positions les plus extrêmes.

Les Mauriciens ont sans aucun doute découvert les motivations réelles de Navin Ramgoolam et c’est sans surprise que le leader du Parti Travailliste en prend pour son grade sur les réseaux sociaux notamment sur Facebook où depuis quelques semaines il a invité les internautes à partager avec lui leurs propositions pour l’avenir du pays.

Ceux qui réfléchissent et qui ont découvert le jeu malsain de Navin Ramgoolam depuis belle lurette ne ratent aucune occasion pour le dénoncer et l’inviter à rejoindre la brume londonienne dans les plus brefs délais plutôt que de tenter une fois de plus d’amadouer les électeurs mauriciens.

La dernière trouvaille de Ramgoolam s’articule maintenant autour du cannabis et il promet d’être plus flexible envers les consommateurs si jamais il retrouve le pouvoir et d’instaurer le cadre légal approprié pour le développement du cannabis médical.

Bien sûr, il n’a pas développé sa pensée et n’a fait que lancer des paroles en l’air sans aucune réflexion profonde. Le seul but c’est d’obtenir le soutien d’une certaine frange de l’électorat qui sera très précieux en vue de la joute qui s’annonce entre le MSM et le Parti Travailliste.

Mais personne n’est dupe et il suffit de revenir en arrière, en 2005, quand le Parti Travailliste a accédé au pouvoir pour la deuxième fois. C’est à cette époque que la drogue de synthèse a commencé à faire son apparition dans certains faubourgs. C’est précisément pendant cette période de 2005 à 2014 qu’il y a eu une prolifération de la drogue dure, qu’il n’y a pas eu de saisie majeure d’héroïne et que Navin Ramgoolam a formellement objecté d’instituer une commission d’enquête sur la drogue.

Cet homme qui n’a pas apporté de grandes réformes au sein de la police ou à l’ADSU, qui a politisé toutes les divisions et les instances judiciaires et policières du pays, vient aujourd’hui promettre qu’il combattra le trafic de drogue. C’est aussi pendant le règne de Navin Ramgoolam qu’il y a eu une répression sévère et excessive contre les consommateurs et les cultivateurs de gandia. C’est pendant qu’il était Premier ministre que les peines les plus sévères ont été infligées à l’encontre de ceux coupables de manipulation du gandia, allant jusqu’à 30 ans de prison pour quelques pouliahs.

Aujourd’hui, Navin Ramgoolam, celui-là même qui était au pouvoir sans interruption de 2005 à 2014, qui a été ministre de l’Intérieur, seul responsable de la police et de tous ce qui passe dans ce pays,  vient promettre monts et merveilles aux Mauriciens dans le seul but de prendre sa revanche.

Navin Ramgoolam n’a plus le droit moral de promettre, que ce soit la brutalité policière, le combat contre le trafic de drogue,  des décès en cellule policière, encore moins la bonne gouvernance ou une meilleure gestion économique du pays.

Rappelons que récemment à l’Assemblée nationale il a été révélé que pendant le règne de Navin Ramgoolam avec Rama Sithanen aux Finances, plus de Rs 500 m ont été allouées à diverses entreprises du secteur privé sous le ‘Stimilus Package’ et que cette somme n’a pas été remboursée. Ceci est très révélateur de la gestion économique des affaires du pays par le duo en question. Ils se sont rendus coupables de crimes contre le peuple mauricien et aujourd’hui tentent par tous les moyens de retourner aux pouvoir même s’il faut marcher sur des cadavres.

Mais il n’y a pas que le trafic de drogue, la loi et l’ordre dans le pays ou encore sa gestion économique que Navin Ramgoolam est condamnable.

Récemment, la Cour suprême lui a infligé une claque magistrale dans l’affaire Betamax en renversant la sentence arbitrale de Singapour en décrétant que le contrat alloué à la famille Jeetah/Bunjun a été fait dans l’illégalité en contravention des dispositions de la Public Procurement Act.

Il y a eu le Ponzi de BAI que Navin Ramgoolam a encouragé au détriment des petits épargnants, maintenant Betamax sans oublier Airway Coffee, Dufry/Frydu, comment faire confiance à un tel homme. Ceux qui se rendront coupables d’un tel acte antipatriotique le feront à leurs risques et périls et devront en assumer la responsabilité devant les générations futures.

Navin Ramgoolam veut aujourd’hui utiliser toutes sortes de subterfuges pour mener la population en bateau et faire oublier ses frasques alors qu’il était à la tête du pays. Il ne veut pas entendre raison et se retirer tranquillement comme le lui demandent plusieurs membres de son entourage et le public mauricien en général.

Pendant son règne, Navin Ramgoolam a dirigé le pays comme un véritable despote pire que la description d’Aristote ou de de Montesquieu et depuis 2014 l’Alliance Lepep, sous la houlette de sir Anerood Jugnauth et de Pravind Jugnauth, essaie de corriger toutes les erreurs du passage du leader des rouges.

Parfois la solution n’est pas simple et il faut se battre contre plusieurs entités qui ont un agenda caché et veulent un retour de Navin Ramgoolam aux commandes mais heureusement que la population accorde son soutien total au gouvernement actuel.

Les Mauriciens à travers leur décision aux urnes en 2014 ont rejeté la tyrannie et l’autorité exercée par un despote qui voulait régner avec un pouvoir politique absolu et arbitraire fondé sur la crainte. Les preuves sont là, Navin Ramgoolam ne s’est jamais soucié du bien commun mais a utilisé l’appareil d’Etat de manière abusive afin de satisfaire son propre intérêt et celui de ses amis politiques.

Les jugements qui tombent démontrent comment Navin Ramgoolam a passé outre aux lois du pays, le droit de débat, d’opposition ou de remontrance des pouvoirs constitués pour imposer son point de vue et ses décisions. Son retour aux affaires nous serait fatal.

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