Remplacement des billets de Rs 2000… Well done Pravind Jugnauth !

in Opinion

Gouverner avec sagesse n’est pas donné à tout le monde. Mais c’est le cas de le dire, le Premier ministre, Pravind Jugnauth démontre de jour en jour qu’il est fait du métal des grands hommes d’état. Cette semaine, il a frappé un grand coup contre l’argent sale et les trafics en tous genres avec cette mesure visant à remplacer les billets de Rs 2000 par des nouveaux en polymères.

C’est un fait que sous l’ancien régime, notre pays a été gangréné par le trafic de drogue, le blanchiment d’argent, la fraude et la corruption. Pour illustrer ces propos, il n’y a pas de preuve plus tangible que tous ce qui a été découvert après décembre 2014. Incapables de se justifier, certains ont plaidé la victimisation.  

La pourriture était à son apogée mais heureusement qu’il y a eu un changement radical en 2015 après l’accession au pouvoir de l’Alliance Lepep. D’abord, sir Anerood Jugnauth a eu le courage de prendre les taureaux par les cornes en instituant la commission d’enquête sur le trafic de drogue puis Pravind Jugnauth a pris le relais pour mettre de l’ordre dans tout ce foutoir.

Cette semaine est intervenue une mesure importante, le remplacement des coupures de Rs 2 000. Les citoyens honnêtes de ce pays n’ont rien à craindre. Il aurait peut-être fallu aller plus et suivre la voie de Narendra Modi en remplaçant toutes les coupures mais c’est déjà un premier pas dans la bonne direction qu’il faut saluer. Mais sans doute que l’expérience indienne qui a eu des inconvénients pour le petit peuple a pesé lourd dans la balance.

A Maurice, il y a ceux qui triment du matin au soir souvent par deux ou même trois emplois, non pas pour arriver à réaliser leurs rêves mais uniquement pour pouvoir s’en sortir, joindre les deux bouts, nourrir leurs familles, bref réaliser le minimum dans la vie. Ce qui est hallucinant, toutefois, c’est le nombre de personnes qui se laissent tenter par l’argent facile parce que pendant des années ils ont eu de mauvais exemples venant d’en haut. Ils ne travaillent pas, ne produisent rien, vivent du commerce de la mort et détruisent des vies. Le drame c’est qu’il n’y avait pas jusqu’en décembre 2014 des roles models au plus haut de la hiérarchie étatique.

Pour bon nombre d’entre nous, avoir une coupure de Rs 2000 dans la poche ou le porte-monnaie s’avère être un grand luxe. C’est surtout dans les coffres-forts et les valises de Navin Ramgoolam qu’il y en avait des tonnes comme les images qu’on ait pu voir jusqu’ici. Donc, le Mauricien lambda, honnête, intègre, travailleur n’a rien à craindre des mesures prises par le Premier ministre visant à tordre le cou des trafiquants et des malfrats.

Depuis 2015, il y a eu une panoplie de nouvelles lois et règlements visant à renforcer l’arsenal légal pour traquer l’argent sale et les ramifications mafieuses. Citons entre autres le Good Governance and Integrity Act. La Mauritius Revenue Authority (MRA) s’est donnée davantage de moyens pour traquer les transactions sujettes à suspicion sur les comptes que détiennent des particuliers dans des institutions financières. L’Income Tax Act a été amendée en ce sens.

Les nouvelles lois permettent à la Mauritius Revenue Authority d’obtenir un rapport annuel des transactions financières auprès des banques, des sociétés d’assurances et d’institutions non-bancaires acceptant des dépôts. Ces documents seront générés quand il y aura une transaction dépassant les Rs 500 000 et au cas où le cumul des dépôts dans une année financière dépasse Rs 4 M.

Le directeur général de la MRA est ainsi habilité à chercher, au cas par cas, des informations détaillées sur des dossiers confirmés ou soupçonnés d’opérations liées à la drogue ou aux armes. Il peut également chercher ces informations pour empêcher l’évasion fiscale ou une fraude engageant les recettes publiques. Selon les annexes au Budget, pour l’année financière 2017-18, le montant des taxes est estimé à Rs 92,26 milliards, contre Rs 83,61 milliards en 2016-17.

La population doit absolument soutenir le Premier ministre, Pravind Jugnauth, dans cette guerre contre l’argent sale et la mafia parce qu’il faut du courage pour affronter de front celles et ceux qui contournent le système pour s’enrichir alors que la grosse majorité doit se tuer à la tâche. Les criminels et les gangsters en tous genres n’ont qu’à bien se tenir car nous avons un nouveau shérif en ville.

La guerre doit se poursuivre contre le pouvoir et l’économie parallèle parce qu’il s’agit d’une atteinte grave à l’état de droit. Imaginons un seul instant que Navin Ramgoolam avait remporté les dernières élections générales ou si par malheur il revenait au pouvoir. Quelles seraient les conséquences pour nos enfants, pour notre jeunesse et pour nos familles ?

Pourquoi Navin Ramgoolam a-t-il refusé l’institution d’une commission d’enquête sur la drogue pendant les neuf années qu’il a passés à la tête du pays? Sir Anerood Jugnauth et Pravind Jugnauth ont montré la voie même si au final, il y a eu des dommages collatéraux contre le gouvernement. Ceux qui ont été blâmés devront assumer leurs responsabilités et se défendre mais ce n’est pas là le plus important.

L’important c’est que nous avons désormais une base solide pour maintenir la pression contre la mafia. Ce combat rapporte ses fruits comme nous avons pu le voir avec des Bookmakers et certains businessmen sur lesquels pesaient des doutes sur la provenance de leur argent et qui ont été forcés de mettre la clé sous le paillasson. Il faut resserrer les mailles du filet afin qu’aucun individu véreux n’échappe à la règle. Il y a encore beaucoup de travail à faire.

Le Premier ministre doit également s’attarder à la fraude et la corruption, l’évasion fiscale et l’enrichissement douteux de certains hauts fonctionnaires de l’Etat. La population en a marre que ce petit jeu se poursuive au nez et à la barbe des autorités.

Pravind Jugnauth sortira grandi et gagnant s’il insiste et persiste dans cette voie. Il est en train d’asphyxier politique ses adversaires et ses détracteurs par la seule voix de son courage.

Nous en sommes certains.

Terra del Fuego

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