Les signes avant-coureurs de la défaite du PTr et du MMM

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A douze jours des élections générales, tous les signes sur le terrain sont là pour prouver que l’Alliance Morisien est favorite à la course au pouvoir. Plus les jours passent, plus il semble que l’opposition est désemparée et ne sait pas comment faire face à la situation.

Mercredi dernier, l’Alliance Morisien a frappé encore un grand coup en présentant son manifeste électoral qui colle à la réalité du jour et qui vise apparemment et définitivement à améliorer la qualité de vie de tous les Mauriciens. Ce que ce document nous rappelle c’est la nature réaliste de son programme de 2014 qui a permis au pays et au peuple de faire un grand pas en avant. Il n’y pas de doute que le nouveau manifeste électoral va porter le pays à un niveau supérieur du progrès et de la prospérité.

Le peuple a sans doute pris connaissance de la fermeté avec laquelle le gouvernement a sanctionné 21 personnes (ministres et députés) en les privant de tickets électoraux. Cela constitue une preuve que le gouvernement du jour ne tolère pas ceux qui se sont montrés en-dessous de l’espérance du peuple et qui ont apparemment failli dans leurs tâches.

L’autre argument qui mord dans cette campagne électorale c’est manifestement la comparaison entre Pravind Jugnauth et Navin Ramgoolam. La comparaison entre les 14 ans au pouvoir de Navin Ramgoolam et les 2 ans et demi de Pravind Jugnauth saute aux yeux. Le Parti Travailliste est incapable de répondre aux reproches faites à son leader, ce qui constitue un désaveu et une grande faiblesse pour les rouges.

Navin Ramgoolam n’est pas capable surtout de répondre aux questions du Navingate contrairement à la réplique sanglante de Pravind Jugnauth sur le SerenityGate.  On constate que le leader des rouges accumule des gaffes semaine après semaine. Après la question du coffre-fort, le Navingate, cette semaine il y a eu sa candidature au No 10 (Flacq/Montagne Blanche). Ramgoolam n’est pas en mesure de justifier sa fuite vers le numéro dix. Comment un leader politique va-t-il donner l’exemple aux autres quand il n’est pas en mesure de faire face à ses propres mandants ? Cette fuite en avant va sûrement avoir des répercussions dans le pays entier.

L’autre faiblesse du PTr, c’est sans doute la protestation de ceux n’ont pas eu d’investiture du parti et qui ont choisi de protester ouvertement devant son quartier-général a la rue Desforges à Port-Louis dans la nuit du lundi jusqu’à mardi matin. Cela prouve que le PTr a perdu le contrôle de ses propres troupes d’autant plus que certains ont même choisi de se porter candidats indépendants.

Un aspect qui mérite d’être souligné dans cette campagne : les deux principaux partis d’opposition, c’est-à-dire le PTr et le MMM. Le PTr risque de se retrouver à la troisième place dans bien des régions urbaines et la situation risque d’être la même pour le MMM dans les régions rurales. Le seul parti qui semble avoir le même ancrage dans les régions urbaines que dans les villages c’est le MSM.

S’il est vrai qu’on doit être vigilant jusqu’à la dernière minute pour gagner des élections, il est aussi vrai qu’un parti doit miner le terrain. Or, il s’avère qu’à moins de deux semaines on ne voit pas le PTr sur le terrain. N‘est-ce pas encore un signe avant-coureur de la défaite des adversaires du MSM ?

Jay Lallbahadoor

 

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