Secteur des Technologies, d’information et des Communications: L’innovation, le renforcement des capacités et les mesures présentées comme des ‘Game Changers’ : trois axes majeurs des TIC

in Sci-Tech

Ces quatre dernières années ont vu le ministère des TIC, se positionner comme le vecteur du changement à Maurice. Le ministère en question, sous la tutelle de Yogida Sawmynaden, permettra une nouvelle approche afin de jeter les bases de l’économie numérique, qui repose sur trois axes majeurs : l’innovation, le renforcement des capacités et les mesures présentées comme des ‘Game Changers’.

Près de 150 services en ligne

36 nouveaux services en ligne (‘e-Services’) ont été lancés officiellement en juillet 2017. Par exemple, les candidats privés aux examens de SC et de HSC peuvent désormais s’inscrire en ligne. Il est aussi possible d’enregistrer des plaintes pour violence domestique ou d’obtenir une aide légale. Au total, les Mauriciens ont aujourd’hui près de 150 services en ligne à leur disposition.

Renforcement des capacités

Acquérir des compétences modernes

Pour se donner les moyens de réussir cette transition majeure de notre économie, il est essentiel d’avoir une main-d’œuvre hautement qualifiée et de ne plus souffrir de l’inadéquation des compétences (‘skills mistmatch’).

Afin d’inverser cette tendance, le ministère a choisi de miser sur une multitude de mesures visant à inspirer une autre façon de penser à nos jeunes. Par exemple, via le ‘Mauritius Research Council’ (MRC), la première séance d’un atelier de robotique s’est tenue durant les vacances pascales, à l’intention de 350 jeunes. L’exercice a été renouvelé pour les vacances de fin d’année, avec cette fois le but de former un millier de jeunes.

Bénéficier de l’expertise étrangère

La collaboration des géants du secteur des nouvelles technologies est aussi régulièrement sollicitée. Ainsi, au mois de mai 2017, dans le sillage du programme ‘Seeds for the Future’, un protocole d’accord a été ratifié entre Huawei Technologies et l’Université de Maurice. Grâce à cette collaboration, une dizaine d’étudiants bénéficient chaque année d’un stage sur le campus de ce géant chinois de l’informatique.

Lancement de 350 bornes Wi-fi gratuites à travers l’île

En lançant plus de 350 bornes Wi-fi gratuites, le gouvernement a révolutionné la connectivité à Maurice. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, avec une connexion internet gratuite couvrant toute l’île : une mesure nécessaire visant à améliorer le quotidien des citoyens. Ces derniers utilisent de plus en plus leur téléphone mobile (avec un taux de pénétration mobile de plus de 145%) pour communiquer avec les agences du gouvernement ou pour accéder aux ‘e-Services’ variés.

SME Business Boost

En vue d’accompagner l’émergence d’une économie numérique, Mauritius Telecom – compagnie opérant sous l’égide du ministère – est venue de l’avant avec l’offre SME Business Boost pour garantir aux PME un accès à l’Internet à haut débit, et ce à un prix minime (20 Mbps à Rs 1 250 par mois, 50 Mbps à Rs 2 400 par mois et 100 Mbps à Rs 4 700 par mois).

Un nano-satellite mauricien dans l’espace en 2019

Le premier projet de satellite mauricien, MIRSAT1, dirigé par un groupe de jeunes chercheurs du Mauritius Research Council, a remporté le premier prix du programme KiboCUBE 2018 organisé conjointement par le Bureau des Nations unies pour l’espace extra-atmosphérique (UNOOSA) et l’Agence japonaise d’exploration aérospatiale (JAXA) en juin 2018.

En conséquence, la République de Maurice s’est vu octroyer le lancement et le déploiement gratuit du satellite dans l’espace via la Station spatiale internationale (ISS). Ce sera le premier nano-satellite à être conçu, assemblé, testé et exploité par des Mauriciens. Le déploiement du nano-satellite par la JAXA est prévu pour fin 2019.

‘Data Protection Act’ améliorée

Autre mesure phare : le vote d’une nouvelle Data Protection Act, qui a été proclamée en janvier 2018. La protection des données est très importante car elle étend la protection des droits de l’homme à l’espace des données. Elle requiert, à ce titre, beaucoup d’attention. La nouvelle loi dans le domaine de la protection des données couvre aussi les nouvelles règles générales de protection des données (RGPD) de l’Union européenne. Maurice est ainsi le premier pays à avoir promulgué une loi conforme aux nouvelles règles.

Combattre la cybercriminalité

Les cyberattaques sont en hausse au niveau mondial. A Maurice, nous avons pu compter sur la promptitude des services comme le CERT.mu ou le ‘Government Online Centre’ (GOC) pour contrer les attaques de logiciels de rançon (‘ransom-ware’) tels que WannaCry.

Lancé le 15 mars 2018, le ‘Mauritian Cybercrime Online Reporting System’ (MAUCORS), permet de centraliser les plaintes et le signalement des incidents survenus sur les médias sociaux.

Le ministère des Technologies, de la Communication et de l’Innovation a aussi organisé, en collaboration avec le ‘Global Prosecutors E-Crime Network’, l’International Association of Prosecutors et le Conseil de l’Europe, une conférence sur la cybercriminalité pour les procureurs des pays d’Afrique de l’Est.

Maurice se met à l’heure de l’intelligence artificielle et du Blockchain

Le très attendu World AI Show organisé par le ministère de la Technologie, de la Communication et de l’Innovation (MTCI), en collaboration avec l’Economic Development Board (EDB) et Trescon, a connu un succès retentissant, notamment avec la présence du robot humanoïde Sophia.

L’événement a été marqué par une série de débats axés sur les perspectives de mise en œuvre de l’IA (intelligence artificielle) et du Blockchain à Maurice. La nation insulaire déjà à l’avant-plan du paradigme mondial de la technologie et de l’innovation était l’endroit idéal pour accueillir des experts de l’IA et des chefs de file de l’industrie, réunis pour discuter du potentiel d’impact de l’intelligence artificielle.

Le Premier ministre de la République de Maurice, Pravind Jugnauth a prononcé un discours engageant sur les facteurs de croissance pour Maurice. Il a déclaré : «Nous voulons maximiser l’utilisation des technologies émergentes dans notre cheminement vers une île Maurice meilleure. Je ne doute pas que l’avenir des industries et des entreprises dépendra beaucoup de l’utilisation de nouvelles technologies telles que l’intelligence artificielle, le Blockchain, le FinTech, l’Internet des objets et le Big Data ».

Accompagner les initiatives

Le ministère des Technologies a apporté son soutien à des initiatives telles que l’édition 2017 de la ‘Web Cup’ ou le lancement de la première ‘AppFactory’ à Maurice. Cette formation vise à développer les compétences des jeunes diplômés en informatique dans la création d’applications mobiles, ce qui leur permettra de créer leur propre entreprise ou de trouver un emploi bien rémunéré dans une entreprise existante.

Des mesures budgétaires récentes, telles que le ‘Digital Youth Engagement Programme’, ont déjà été mises en œuvre pour initier les élèves des écoles primaires et secondaires à l’art de la programmation. Au niveau du gouvernement, le codage est considéré comme une compétence aussi importante que la lecture, l’écriture et le calcul.

Info-Highway

Sous l’item de la transformation digitale du secteur public, le ministère a œuvré en vue de faciliter le partage de données entre les institutions publiques. L’idée est de faciliter les procédures entre différents services et de les rendre plus efficaces. Cela est rendu possible par l’Info-Highway, un moyen de communication rapide et sûr, qui s’est vu décerner le statut de champion dans la catégorie ‘e-gouvernement’ lors du Sommet mondial sur la société de l’information, cette année, à Genève.

Impression 3D et start-up

Des installations d’impression 3D ont également été mises à la disposition des étudiants et des universitaires. L’impression 3D risque de bouleverser l’économie de la création de produits. Il faut donc encourager les ‘start-up’ qui développent des produits innovants en les imprimant.

Hors texte

CLASSEMENT DE MAURICE

  1. World Bank Doing Business : 25e sur 189 pays 20e sur 189 pays
  2. Global Competitiveness :  45e sur 137 pays 45e sur 137 pays
  3. Corruption Perceptions : (Transparency International) 54e sur 180 pays 54e sur 180 pays
  4. International Property Rights : 38e sur 125 pays 40e sur 125 pays
  5. Mo Ibrahim Index of African Governance : 1er sur 54 pays 1er sur 54 pays
  6. Press Freedom : 6e sur 180 pays 56e sur 180 pays
  7. The A.T. Kearney Global Services Location : 30e sur 55 pays 34e sur 55 pays
  8. Index of Economic Freedom (Heritage Foundation) : 21e sur 180 pays 21e sur 180 pays
  9. Economic Freedom of the World (Fraser Institute) : 7e sur 159 pays 8e sur 159 pays
  10. Human Development : 64e sur 188 pays 65e sur 188 pays
  11. The Economist Intelligence Unit’s Democracy : 18e sur 167 pays 16e sur 167 pays
  12. Global Enabling Trade Report – World Economic Forum : 29e sur 136 pays 39e sur 136 pays
  13. Environmental Performance : 77e sur 180 pays 90e sur 180 pays
  14. Mercer’s Quality of Living Survey (Port-Louis) : 84e sur 231 villes 83e sur 231 villes
  15. E-government Development : 58e sur 193 pays 66e sur 193 pays
  16. Global Information Technology Report : 49e sur 139 pays 49e sur 139 pays
  17. Forbes Survey of Best Countries for Business : 39e sur 139 pays 41e sur 139 pays
  18. The Travel and Tourism Competitiveness : 55e sur 136 pays 55e sur 136 pays
  19. Social Progress : 39e sur 128 pays 43e sur 128 pays
  20. Global Innovation : 64e sur 127 pays 75e sur 127 pays

 

 

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