Ce qu’il faut retenir de la cérémonie du Ballon d’or

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L’adieu de la soirée : Leo Messi

« Messi is infinity. » La formule est absolue, et cache surtout une réalité : la Pulga, vainqueure de son huitième Ballon d’or, vient sans doute de grimper sur le toit du football mondial pour la dernière fois de sa carrière. Son discours, son attitude et celle de la salle allaient d’ailleurs dans ce sens, à l’image de ses rejetons qui ont pris leurs aises lors de la cérémonie, comme pour profiter une dernière fois du beau tapis parisien. Le joueur de l’Inter Miami, face à un public pas vraiment emballé (la 18 décembre, c’était hier), a eu un mot pour le « D10S » Diego Maradona (qui aurait eu 63 ans ce lundi), et a bien pris soin de ne pas mentionner le club qu’il a quitté l’été dernier. Allez bye !

L’affront de la soirée : Emiliano Martínez

Emiliano Martínez a privé la France d’un deuxième sacre consécutif en Coupe du monde, avec son arrêt inouï face à Randal Kolo Muani à la 123e minute de la finale, et ses diableries lors de la séance de tirs au but. Le gardien argentin a passé les célébrations de la victoire en Argentine à se payer – et c’est un euphémisme – la France, ses joueurs, et spécifiquement Kylian Mbappé. Mais l’humiliation n’était pas encore totale. Ce lundi, Dibu a conclu son Grand Chelem en venant recevoir, dans la capitale française, le trophée de meilleur gardien de la saison, sous l’oeil acerbe du Kyks (et de RKM) et les huées du théâtre du Châtelet. La salle a tellement grondé que Didier Drogba a même dû calmer l’assistance pour que Martínez, plein d’émotion en présence de son paternel, puisse terminer son discours. Le constat de la soirée est cruel : le meilleur gardien du monde est un joueur de Ligue Europa Conférence.

Le machisme de la soirée : Rema

« Est-ce que tu sais twerker ? » C’était en décembre 2018 : Martin Solveig mettait mal à l’aise la destinataire de sa question, le Grand Palais de Paris et les téléspectateurs, avec une demande très osée à l’attention d’Ada Hegerberg. Cinq ans plus tard, le fantasme du beauf de la french touch a peut-être été réalisé : un twerk a eu lieu sur la scène du Ballon d’or. Invité à se produire au cours de la cérémonie (une innovation de cette édition), l’artiste nigérian Rema était en effet accompagné de deux danseuses, qui ont fait admirer leur déhanché en mondovision, l’espace de quelques secondes. Sûr que Solveig n’en a pas raté une miette. Rema a décidément une manière bien à lui de mettre en avant les femmes, puisque pendant son morceau, il a pris le temps d’aller saluer tous les joueurs du premier rang… mais pas les joueuses. « Baby, calm down, calm down… »

Les stars de la soirée : les Ballons d’or

Non, les stars du jour n’étaient pas Kylian Mbappé, Leo Messi, Erling Haaland ou Aitana Bonmatí. Ceux dont on a le plus parlé, ceux qui se sont fait attendre, ceux dont on a suivi les moindres faits et gestes au cours de la soirée, ceux qu’on a vu passer au sommet de la Tour Eiffel, devant le Pont Alexandre III, le Louvre ou la Cathédrale Notre-Dame de Paris, ceux qui ont été escortés par les forces de l’ordre dont la brigade fluviale (en plein plan vigipirate !) ou pris place dans la voiture de course « Mission H24 », sont deux jumeaux. Et ce sont les deux trophées dorés. Au bout de toute cette mise en scène, en conclusion de ce cirque ? Eh bien le Ballon d’or masculin a remporté Messi, et le Ballon d’or féminin a remporté Bonmatí.

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