Attentat de Christchurch. La Première ministre néo-zélandaise refuse de prononcer le nom du tueur

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New Zealand Prime Minister Jacinda Ardern speaks to the media during a Post Cabinet media press conference at Parliament in Wellington on March 18, 2019. – New Zealand’s cabinet agreed measures to tighten gun control laws “in principle” Monday, just days after a deadly mass shooting killed more than 50 people. Ardern said details of the measures would be rolled out before a cabinet meeting next Monday, saying “the time to act is now”. (Photo by David Lintott / AFP)
  • Les victimes étaient âgées de trois à 77 ans

La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern a annoncé mardi aux Néo-Zélandais que l’auteur de la tuerie de Christchurch tomberait sous le coup de la loi la plus stricte.

Jacinda Ardern, la Première ministre de Nouvelle-Zélande, ne prononcera jamais le nom l’extrémiste australien qui a tué vendredi dernier 50 personnes dans deux mosquées de Christchurch. C’est ce qu’elle a promis mardi devant les parlementaires néo-zélandais, dans un fort message de solidarité.

La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern a promis mardi de ne jamais prononcer le nom de l’auteur de l’attaque terroriste meurtrière contre deux mosquées et annoncé aux Néo-Zélandais qu’il tomberait sous le coup de la loi la plus stricte.

« Par cet acte terroriste, il recherchait beaucoup de choses, mais l’une d’elles était la notoriété. C’est pourquoi vous ne m’entendrez jamais prononcer son nom », a-t-elle dit lors d’une session extraordinaire du Parlement, qu’elle a ouverte avec l’expression arabe de bienvenue « salam aleikum » (« la paix soit avec toi »).

« Je vous implore : prononcez les noms de ceux qui ne sont plus plutôt que celui de l’homme qui les a emportés », a-t-elle encore dit dans un discours empreint d’émotion. « C’est un terroriste. C’est un criminel. C’est un extrémiste. Mais quand je parlerai, il sera sans nom ».

Cinquante fidèles ont été tués vendredi à l’heure de la prière à Christchurch dans l’île du Sud par un suprémaciste blanc qui a diffusé en direct les images de son attaque et publié au préalable un « manifeste » raciste.

Une nouvelle enquête sera ouverte

L’extrémiste australien Brenton Tarrant, 28 ans, a été inculpé pour l’heure d’un chef de meurtre. Mais Mme Ardern a assuré aux parlementaires que la justice n’en resterait pas là. « Il fera face à la loi dans toute sa rigueur », a-t-elle lancé.

Le cheffe du gouvernement a déjà annoncé un durcissement de la législation sur les armes qui a permis au tueur d’acheter l’arsenal ayant servi à l’attaque, y compris des armes semi-automatiques. Elle a également répété qu’une enquête serait ouverte afin de déterminer comment l’Australien avait pu planifier et mener ses attaques en Nouvelle-Zélande au nez et à la barbe des services de sécurité.

« La personne qui a commis ces actes n’était pas d’ici. Il n’a pas été éduqué ici. Il n’a pas trouvé son idéologie ici. Mais ce n’est pas pour cela qu’on peut dire que ses vues n’existent pas ici », a-t-elle dit.

L’enquête devra déterminer « ce que les agences savaient, ou auraient dû savoir, ce qu’elles pouvaient savoir sur cet individu et ses activités, y compris son accès aux armes et si elles auraient pu empêcher l’attaque », a-t-elle expliqué.

Elle examinera aussi « les mouvements de l’individu, ses allées et venues en Nouvelle-Zélande et à l’international, ses activités en Nouvelle-Zélande, son utilisation des réseaux sociaux et ses relations avec autrui ».

Des dizaines de familles arrivent à Christchurch

Mardi, des dizaines de familles de victimes venues du monde entier commençaient à arriver à Christchurch en vue des funérailles. Celles-ci ont été repoussées devant les impératifs du processus d’identification et les nécessités des investigations médico-légales.

Cinquante autopsies ont été menées mais « seules 12 victimes ont été identifiées » formellement à ce stade, et « six parmi les victimes identifiées ont été rendues à leur famille ».

Selon une liste qui circule parmi les familles, les victimes étaient âgées de trois à 77 ans. Plusieurs étaient natives de la région mais d’autres étaient originaires de pays lointains comme l’Egypte ou la Jordanie.

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Les funérailles de notre compatriote Mohamad Moosid Mohamedhossen, ont eu lieu mercredi

Mohamad Moosid Mohamedhossen, 54 ans, figure bel et bien parmi les 50 victimes des attaques terroristes perpétrées vendredi dernier dans deux mosquées à Christchurch. Les proches du Mauricien, qui étaient arrivés en Nouvelle-Zélande dimanche, en ont été informés le mardi 19 mars 2019, tout comme le ministère des Affaires étrangères à Maurice. Ses funérailles ont lieu ce mercredi à 16 heures (ce qui correspond à 7 heures à Maurice ;  NdlR).  Son corps ne sera pas rapatrié à Maurice, même si les autorités mauriciennes ont mis leurs services à disposition. Ivan Collendevalloo a souligné que les autorités mauriciennes se tiennent à la disposition des proches de la victime s’ils souhaitent rapatrier la dépouille de Mohammed Moosid Mohamed Hossen à Maurice.  Une cérémonie religieuse a également eu lieu le même à Maurice à la Mosquée de La Caverne

C’est l’ADN qui a parlé. Disparu depuis les attentats, la famille était dans le doute. Une fois sur place, elle a subi des prélèvements. Les experts néozélandais les ont comparés avec l’ADN des victimes qui n’avaient pas pu être identifiées jusqu’ici. Cet exercice a permis d’ôter tout doute.

 

Mohamad Moosid Mohamedhossen se trouvait bel et bien dans une des deux mosquées prises pour cibles par les terroristes. Il a succombé à ses blessures. Le Mauricien était installé en Nouvelle-Zélande depuis deux ans. Originaire de Vacoas, il avait mis le cap sur ce pays pour des raisons professionnelles. Il y exerçait comme directeur de la société 3D Graphics Ltd.

Les frais d’obsèques sont pris en charge par les autorités néo-zélandaises. Il se trouve que chaque famille a reçu un don de 10 000 dollars néozélandais sous l’Accident Compensation Cooperation Scheme pour aider dans les démarches. La dépouille de Mohamad Moosid Mohamedhossen reposera au Christchurch Memorial Park Cemetery qui se trouve à Linwood. Une partie du parc a été aménagée spécifiquement pour y enterrer les cinquante victimes.

 

Le PM : « Je présente mes sympathies aux proches des familles endeuillées. Nous condamnons avec force cet acte terroriste. »

 

Pravind Jugnauth : « Nous condamne sa attentât qui finn ena a Christchurch, li franchement choquant quand nous trouve bane actions pareil, surtout dans enn lieu de prière, bisin denonce donc sa qualité attentat la de plus qui combien dimoune ine perdi la vie, nous apprane qui ena 1 dans nous bane compatriote aussi qui finn perdi la vie. Biensur nous offert nous sympathie a tout bane proches, tout bane victime et tout bane fami et y compris biensure la famille de nous compatriote Mauricien. »

Parallèlement, des officiers du bureau du Premier ministre mauricien et du National Security Service (NSS) ont pris l’avion pour Paris mardi soir. Ils participeront à une réunion de crise suivant les attentats de la Nouvelle-Zélande. D’autres pays seront aussi représentés. L’objectif affiché de cette réunion au sommet est d’établir un état des lieux exhaustif sur l’essor des « extrémistes » prônant la supériorité de la race blanche et sur les retombées des attaques mortelles de Christchurch.

Ivan Collendavelloo : « Nous ne reculerons pas devant la violence »

. C’est un « moment extrêmement douloureux », a déclaré le vice-Premier ministre et ministre des Services publics. « L’identification n’a pas été faite visuellement mais uniquement par des moyens scientifiques », a-t-il expliqué avant de préciser : « Ces événements nous choquent, d’autant que la Nouvelle-Zélande est connue comme un havre de paix et de tranquillité ainsi que pour son harmonie raciale. Et elle continuera de l’être… Nous ne céderons pas à la panique… Nous ne reculerons pas devant la violence. »

 

 

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