Ça fait cher le hammam.
Soupçonné de corruption dans le cadre de l’attribution de la Coupe du monde au Qatar, l’ancien vice-président de la FIFA Reynald Temarii est apparu en conférence de presse à Tahiti ce vendredi, pour se défendre. En conflit ouvert avec Sepp Blatter à l’époque du vote, en 2010, Temarii aurait touché 300 000 euros de la part de Mohammed Bin Hammam, l’ancien président de la Confédération asiatique de football, banni à vie en 2011, pour soutenir la candidature du Qatar… puis MBH lui-même, lors de l’élection à la présidence de la FIFA.
Temarii, ancien boss de la Confédération océanienne, estime « avoir été trompé » puisqu’il n’a « jamais fait l’objet d’un quelconque pacte de corruption » . Suspendu pour une infraction au code éthique peu avant le scrutin, il avait fait appel la veille du vote. Pas remplacé en vertu du règlement, il a en réalité bloqué l’accès à un autre votant potentiel, favorable lui à la candidature des États-Unis. Temarii explique avoir été « obligé » de faire appel, pour ne pas compromettre sa défense et son innocence, et pointe du doigt un « complot » .
Tout le monde est victime d’injustice dans cette histoire, en fait.