- « Mon rêve c’est de permettre aussi aux enseignants du primaire de travailler dans le secondaire jusqu’à la grade 9 car ils ont les mêmes qualifications, » souhaite-t-il
L’ancien président de la Government Teachers Union (GTU), Vinod Seegum, qui s’est vu décerner le titre de Commander of the Star and Key of the Indian Ocean (CSK) pour avoir énormément œuvré dans la filière académique et dans le monde du syndicaliste, a affirmé ceci : « C’est la consécration de mon dur labeur. J’ai été enseignant avant de me jeter dans le monde du syndicalisme, où j’ai été président de la GTU pendant 17 ans. Je me suis retiré pour laisser la place aux jeunes ».
Parcours en deux temps
Le syndicaliste souligne que son parcours s’est échelonné en deux phases : d’abord dans l’enseignement et ensuite dans le syndicalisme. « Au début, quand j’étais affecté à l’école O. Beaugeard, j’ai entrepris le cours DEUG en Cour suprême à temps partiel pour devenir avocat. Mais après deux ans j’ai abandonné pour me consacrer pleinement à l’enseignement », ajoute-t-il.
Le syndicaliste, souligne aussi qu’il a travaillé dans les ‘low performing schools’ aussi bien que high performing schools’. « J’ai même eu le premier classé au CPE dans ma classe, aussi 2e, 3e, etc… Plus tard, à la demande des membres j’ai présenté une équipe pour déloger l’ancien président de la GTU, Jugdish Lollbeeharry, qui n’arrivait pas à “deliver” selon les attentes des syndiqués. La bataille a été âpre mais je l’ai remporté. C’était en 2005 », souligne-t-il.
Vision pour les enseignants
Vinod Seegum, qui précise qu’il a travaillé sur une base 24/7, laisse aussi entendre qu’il avait une vision pour les enseignants du cycle primaire « Je me suis attelé à la tâche, en travaillant 24/7. Et j’ai réalisé beaucoup. Entre autres, l’alignement salarial avec le secondaire. Et aussi le démarrage du BED pour les enseignants. Dans le futur tous les enseignants du primaire seront des gradués. C’était cela ma vision », dit-il.
Dans la foulée, l’ancien président de la GTU affirme qu’il veut réaliser un rêve, c’est de permettre aux enseignants du primaire de travailler dans le secondaire, du moins jusqu’à la grade 9. « Car les deux ont les mêmes qualifications », indique-t-il.
L’importance du CSFEF
Et d’ajouter que : « Je suis l’unique syndicaliste à “step down” de mon poste de président pour permettre à un jeune de diriger le syndicat. J’aurai pu y rester mais je l’avais décidé. Je suis toujours là à aider le nouveau président en agissant comme négociateur ‘ pro bono’, pour quelque temps. Également je veux que le syndicat devienne encore plus fort et réalise des miracles pour les enseignants et pour l’éducation en général. En tant que président de la GTU, j’ai mis ma vie privée entre parenthèses. Désormais, je souhaite aller à la rencontre des lieux que je ne connais pas ».
Faisons ressortir que Vinod Seegum a été élu en 2015, pour siéger sur le Board du CSFEF (Comité Syndical Francophone de l’Education et de la Formation). Le CSFEF est une émanation de l’Education Internationale, où est affiliée la GTU. Ainsi, la voix de la GTU est entendue au sein de la plus grande et unique Fédération mondiale des enseignants.