Prakash Ramchurrun : « Inculquer les valeurs morales, traditionnelles et religieuses au sein des familles et dans les écoles primaires et secondaires pour que les jeunes puissent prendre le bon chemin »
- « Les jeunes mauriciens doivent s’inspirer des œuvres de Pravind Jugnauth pour pouvoir devenir des ‘role models’ »
- « Pendant dix ans, l’ancien Premier ministre n’a pu faire ce que Pravind Jugnauth a fait en deux ans »
Prakash Ramchurrun vit et respire au rythme du travail social. Aider les autres est sa devise. Homme pieux, généreux et sincère, il doit sa réussite à sa force de caractère qu’il puise dans le devoir envers autrui. Aujourd’hui ‘Senior Adviser’ au ministère du Travail, des Relations industrielles et de l’Emploi, il livre des pistes de réflexions intéressantes pour la jeunesse. Il les incite à avoir un « role model.»
Sanjay Bijloll
Q : Peut-on savoir qui est qui Prakash Ramchurran ?
R : Je suis né et j’ai grandi à Morcellement St André et suis père de deux enfants. J’occupe le poste de ‘Senior Adviser’ et suis responsable d’employment and policy matters’ au ministère du Travail, des Relations industrielles et de l’Emploi. De plus je détiens un BSC et un MBA de l’Université du pays de Galles.
Avant de poursuivre mes études à l’étranger, j’étais policier et était affecté au poste de police de Grand Baie où j’ai fait partie de la SSU et de la CID entre 1995 et 2006. J’ai même cumulé les fonctions de ‘prosecutor’ à Port-Louis.
En Irlande, j’ai travaillé dans l’hôtellerie comme serveur et occupait les fonctions d’‘operation manager’ à Dublin entre 2006 et 2013.
Dès mon retour à Maurice, en 2013, j’ai intégré l’équipe du MSM de Pravind Jugnauth.
Q : Vous êtes très actif dans le social. D’où tenez-vous cette fibre pour servir les autres ?
R : Depuis l’âge de 16 ans, j’œuvre dans le social. J’aime aider les gens. J’ai participé à plusieurs fêtes socio-culturelles, peu importe la religion ou la couleur politique et je continue à faire plusieurs donations et participé aux ‘free food distributions’ aux sociétés, plus particulièrement à la société ‘Jai Ho & Hindu House’ depuis 2016 à ce jour.
Comme je suis très religieux, j’ai même organisé une « bhagwat katha » (prière) en 2018 où Mme Kobita, l’épouse de Pravind Jugnauth, et plusieurs politiciens et hommes religieux étaient présents pour marquer l’événement.
Je fais partie de Vaish Mukti Sangh et suis vice-président de la Hindu House dont le président est Virendra Ramdhun.
De 2013 à 2015, j’étais chômeur. Je cherchais un boulot mais je ne m’épargnais aucun effort pour œuvrer dans le domaine du social avec l’aide des membres de ma famille, proches collaborateurs, membres des différentes sociétés et amis.
J’ajouterais que le travail social est dans mon sang. C’est la pauvreté des gens qui m’a poussé et encouragé à faire du social et à aider les gens qui font face aux difficultés pour joindre les deux bouts.
D’ailleurs, les enseignements du Bhagwat Geeta et Ramayana (livres sacrés de l’hindouisme) m’ont poussé à le faire. Je m’inspire beaucoup de ces deux livres sacrés pour aider et faire respecter les valeurs morales, religieuses et traditionnelles.
Q : Que faut-il faire pour encourager les jeunes à prendre le bon chemin ?
R : Je pense qu’il faut absolument inculquer les valeurs morales, traditionnelles et religieuses au sein des familles et aussi dans les écoles primaires et secondaires pour que les jeunes puissent prendre le bon chemin. Il faut aussi enseigner comment respecter les autres et se comporter vis-à-vis des autres.
Q : Comment peut-on lutter contre les fléaux comme l’alcool et la drogue ?
R : Les jeunes doivent d’abord écouter leurs parents, qui eux, doivent donner de bons conseils à ces derniers. Outre les parents, le gouvernement, les autorités concernées ainsi que les écoles primaires et secondaires et tertiaires doivent mener des campagnes de conscientisation sur les méfaits de l’alcool et de la drogue.
D’autre part, je suis d’avis que les enfants doivent fréquenter les écoles (baitka, masjid…) dès leur jeune âge. D’ailleurs, il ne faut pas oublier que les livres sacrés à savoir le ‘Bhagawat Geeta’, le ‘Quraan’ ou la bible, enseignent les mêmes principes de vie. Cela empêchera les jeunes à consommer de la drogue ou l’alcool et de prendre la mauvaise direction.
Q : Beaucoup de jeunes délaissent la religion et sont fascinés par les biens matériels. Que faut-il faire pour changer cette situation ?
R : Ce que vous dites est vrai. Or, selon moi, il faut guider les jeunes à prendre le bon chemin c’est-à-dire les encourager et les pousser à suivre leurs religions.
Il est déplorable de constater que les jeunes d’aujourd’hui consacrent trop de temps aux réseaux sociaux. Il n’y a aucun contrôle. Ils se laissent emporter par des choses faciles. De ce fait, je pense que la tâche incombe aux chefs religieux des différentes communautés ainsi qu’aux parents et enseignants des écoles de faire comprendre aux jeunes qu’ils ne doivent pas se laisser piéger et prendre le mauvais chemin.
Q : La société est le reflet d’un peuple et de ses dirigeants. Pourquoi est-il important d’avoir des ‘role models’ ?
R : Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, exécute un travail impeccable afin de faire avancer, progresser et se développer le pays. Et nul ne peut contredire ce fait.
Le chef du gouvernement est en train d’agir comme un ‘role model’ pour la population et le pays. Les jeunes de notre pays doivent emboîter le pas à Pravind Jugnauth afin d’aider Maurice à s’épanouir et pour travailler pour le pays à l’instar du PM, qui est sur tous les fronts pour non seulement moderniser et transformer le pays mais également pour ‘casser’ les reins des trafiquants de drogue et pour améliorer la qualité de vie des gens nécessiteux.
Le moins que l’on puisse dire c’est que les jeunes doivent s’inspirer des œuvres de notre Premier ministre.
Q : Que pensez-vous de la modernisation du pays avec le stade de Côte d’Or, l’arrivée du Metro Express, les changements des tuyaux de la Central Water Authority (CWA), entre autres ?
R : L’innovation, le changement et la modernisation s’avèrent cruciaux pour progrès de notre pays, qui s’est transformé en un vaste chantier grâce à la vision de Pravind Jugnauth. Avec la concrétisation des nouveaux projets, le ‘look’ de l’île Maurice sera complètement transformé surtout avec l’arrivée du Metro Express et la concrétisation du stade de côte d’Or, qui répond aux normes internationales. C’est une grande première dans l’océan Indien.
Ces deux projets qui rehausseront l’image de Maurice sur le plan régional et internationale attireront davantage des touristes dans notre pays et sans doute permettront de résoudre le problème du transport dans notre pays.
J’accueille aussi favorablement le projet du Liverpool Football Academy à Maurice. Cela encouragera les jeunes mauriciens à s’adonner aux sports.
Je dirais aussi que les changements des tuyaux de la CWA, qui datent de plus de 50 ou 60 ans, permettra de régler le problème de la fourniture d’eau. Les Mauriciens pourront ainsi avoir de l’eau 24/7.
Q : Le côté social n’est pas négligé avec la campagne nationale de nettoyage et l’invitation aux Mauriciens de pratiquer les sports pour une meilleure hygiène de vie. Qu’en dites-vous ?
R : Je dirais un grand bravo au Premier ministre qui, juste avant la tenue des Jeux des îles de l’océan Indien et l’arrivée des athlètes de sept pays, a jugé très utile de lancer cette méga campagne de nettoyage à travers l’île avec la collaboration des municipalités, conseils de districts, ministères et autorités concernées. D’ailleurs, cette vaste campagne de protection de l’environnement, nettoyage et d’embellissement portera ses fruits à l’avenir.
De plus, il semble que tous les Mauriciens soient très motivés pour faire flotter le drapeau mauricien. «Tous mauriciens éna ene la flamme pour qui Maurice gagne beaucoup victoires dans beaucoup banne disciplines pendant banne jeux des Iles de l’océan indien».
Q : Faut-il que les jeunes s’intéressent à la vie politique du pays ?
R : Je pense que la politique est quelque chose de noble. La politique concerne tout ce qui se passe dans les pays du monde. Les jeunes ne doivent pas hésiter, ils doivent joindre un parti politique ou lancer un parti politique pour pouvoir contribuer au développement économique et faire avancer le pays.
Q : Etes-vous prêt à vous jeter dans l’arène politique et être candidat aux prochaines élections générales ?
R : Je suis la politique dès mon jeune âge. J’ai beaucoup étudié, réfléchi et appris avec les autres pour me lancer dans le social et par extension me jeter dans l’arène politique.
En ce qui concerne le ticket, je dirais que c’est mon leader, Pravind Jugnauth, qui décidera en temps et lieu.
Q : Le mot de la fin ….
R : Je demande aux Mauriciens de ne pas tomber dans l’émotion ou la bassesse de l’Opposition. Il faut garder la tête sur les épaules, jauger la compétence de notre Premier ministre à diriger le pays et savent faire la différence entre l’ancien régime et le gouvernement actuel qui non seulement ne s’épargne aucun effort pour améliorer la qualité de vie des gens pauvres, mais a aussi complètement transformé le pays avec la réalisation de nombreux projets.
Je lance aussi un appel aux Mauriciens de bien réfléchir sur la capacité de notre Premier ministre de diriger le pays et ses œuvres. Pendant dix ans, l’ancien Premier ministre n’a pu faire ce que Pravind Jugnauth a fait en deux ans.