Post Jeux des îles: Ramgoolam jaloux du succès de nos sportifs et du gouvernement

in Opinion/Sports

Il y a des politiciens on ne sait plus s’ils sont débiles ou s’ils prennent les Mauriciens pour de véritables imbéciles. C’est le cas de le dire notamment pour Navin Ramgoolam qui a tenu une conférence de presse la semaine dernière pour commenter les Jeux des îles.

Le fait demeure que les 10es Jeux desîles de l’océan Indien ont été un véritable succès pour Maurice que ce soit sur le plan de l’organisation que celle de la performance de nos athlètes. Jamais auparavant notre pays n’avait atteint un tel niveau d’excellence. Nous avons bien connu des performances individuelles exceptionnelles dans le domaine sportif sur le plan régional et international pour ce qui est de Richard Sunee aux Jeux du Commonwealth, Eric Milazar et Stephan Buckland lors des mondiaux d’athlétisme ou encore Bruno Julie lors des Jeux Olympiques mais jamais notre pays n’a brillé aussi fort dans toutes les disciplines confondues dans une compétition d’envergure.

Navin Ramgoolam prétend faire la leçon au gouvernement et lance des commentaires désobligeants à tort et à travers parce qu’il sait que la population a bien apprécié les jeux. Il a peur que le gouvernement récolte des dividendes politiques à la suite de cette extraordinaire performance.

Dans le passé, avant 2019 les JIOI avaient été organisés à Maurice en 1985 et en 2003. La première fois, sous sir Anerood Jugnauth. L’organisation fut également un succès et sur le plan sportif, notre pays n’a pas eu à rougir de nos athlètes. Aujourd’hui encore les Mauriciens se remémorent l’ambiance de folie qui avait régné à l’époque surtout après le sacre de notre pays  au football avec un excellent Désiré L’Enclume dans les buts.

En 2003, c’est une fois de plus sir Anerood Jugnauth qui est à la tête du pays et d’un gouvernement MSM/MMM. Maurice remporta encore une fois la médaille au football et même si n’avons pas terminé sur la plus haute marche du podium sur l’ensemble de la compétition, le pays entier avait célébré la performance de nos athlètes avec beaucoup de ferveur et de patriotisme.

Pendant le règne de Navin Ramgoolam que ce soit lors de son premier mandat en tant que Premier ministre entre 1995 et 2000 ou de 2005 à 2014, il n’y rien eu de grandiose ou d’exceptionnel sur le plan sportif pour notre pays mis à part la médaille de bronze de Bruno Julie aux Jeux Olympiques. Là encore, tout le mérite revient au boxeur, à sa famille et ses entraineurs mais nullement au gouvernement de l’époque.

Pire, en 1995 Navin Ramgoolam avait nommé son ami feu Navin Soonarane à la tête du ministère de la Jeunesse et des Sports. Il était un homme fort sympathique mais malheureusement il ne connaissait rien au sport. On se rappellera qu’un jour où il avait été invité à procéder au coup d’envoi d’un match de volley-ball,  il donna un grand coup de pied dans le ballon. Il devint la risée du monde sportif et il n’a jamais pu se démarquer pour faire ses preuves dans ce milieu.

Après les élections de 2005, Navin Ramgoolam nomma le pharmacien Sylvio Tang au poste de ministre de la Jeunesse et des Sports. Ce dernier essaya tant bien que mal de s’acquitter de sa tâche mais comme son Premier ministre n’accorda que peu d’importance au sport, c’est avec beaucoup de difficultés que le ministre Tang a évolué.

Puis nous avons eu l’ancien footballeur Devanand Rittoo qui avait beaucoup de bonne volonté mais n’a pu accomplir grand-chose.

Entre 1995 et 2000, nous avons aussi eu droit à la parenthèse Marie Claude Arouff-Parfait celle qui sous les instructions de Navin Ramgoolam avait mis à mort le football d’élite à Maurice pour faire de la place à la régionalisation. Mais notre football n’a jamais pu décoller sous cette formule parce qu’il y avait un manque de volonté politique et parce que le sport tout comme les arts et la culture ne trouvait aucune considération aux yeux de Navin Ramgoolam.

En 2006, Navin Ramgoolam avait demandé à son Attorney-General de l’époque Rama Valayden, qui lui est un véritable féru de sport et de football, de se pencher sur la relance de cette discipline à Maurice.

Rama Valayden avait proposé dans un rapport au Cabinet un mélange de l’ancien système et de la régionalisation. Selon lui pour un véritable redémarrage du football,  il fallait faire revivre les quatre grandes équipes d’antan c’est-à-dire la Fire Brigade, Sunrise, Cadets et le Scouts et de créer six à huit équipes régionales qui seraient rattachés aux municipalités et conseils de district.

Il avait également fait une série de propositions que ce soit pour le financement des équipes, la formation des jeunes joueurs, le Sponsorship par le secteur privé et sur les moyens à mettre en œuvre pour faire revenir les Mauriciens dans les stades.

Cependant comme il fallait s’y attendre, le rapport Valayden resta lettre morte, enfoui dans le tiroir de Navin Ramgoolam.

Aujourd’hui parce que nous avons un Premier ministre dynamique, qui a foi dans le sport en tant que catalyseur de l’unité nationale et arme fatale pour combattre les fléaux sociaux, Navin Ramgoolam se sent morveux et parle pour ne rien dire. Selon lui, le gouvernement actuel a politisé les Jeux des Iles et a essayé de récupérer politiquement la bonne performance de nos athlètes.

Heureusement que personne ne le prend au sérieux. Quel mal y a-t-il si tous les membres du gouvernement aiment le sport, veulent suivre les pas du Premier ministre pour montrer la voie à nos jeunes? Les résultats n’auraient pas été aussi bons si le gouvernement actuel et surtout le Premier ministre, Pravind Jugnauth n’avait pas accordé tout leur soutien au secteur sportif.

Devant un tel succès, Navin Ramgoolam aurait dû fermer sa bouche pour ne pas être ridicule. Aujourd’hui parce  que la population dans sa grande majorité apprécie le travail de Pravind Jugnauth et parce qu’il sait que lui n’a aucun bilan à présenter en relation avec le développement du sport à Maurice, Navin Ramgoolam veut discréditer le gouvernement.

Avec les élections générales qui sont derrière la porte, Navin Ramgoolam fait plusieurs promesses en direction des sportifs alors qu’il n’a rien fait en quatorze ans en tant que Premier ministre.

Dans ce cas-là, il vaut mieux se faire tout petit.

Terra Del Fuego

Leave a Reply

Your email address will not be published.

*