La liste des candidats de l’Alliance National crée la révolte Anishta Babooram : « Unfortunately we are just taken for granted / bef travay souval manzé »

in Actualité/Politique

La liste des 60 candidats qui représenteront l’alliance PTR/PMSD et Jean Claude Barbier a été rendue officielle, dans la matinée du lundi 21 octobre dernier. Sauf que comme redouté et raison pour laquelle cette fameuse liste s’est fait autant désirer, le choix des candidats a été davantage une autre source de discorde au sein du clan Ramgoolam/Duval, qu’autre chose. Cette fois-ci, ce sontt des activistes qui ont élevé la voix pour dénoncer des privilèges accordés aux dinosaures du parti, des transfuges et des opportunistes au grand dam de ceux qui méritaient d’avoir une investiture car ayant durement travaillé le terrain pendant longtemps.

Plusieurs partisans de l’Alliance Nationale sont ainsi descendus devant le bureau du leader du Parti travailliste (PTr) à la rue Desforges, Port-Louis, dans la nuit de dimanche à lundi dernier pour faire part de leur colère. Cela s’est ensuite poursuivi sur les réseaux sociaux par certains candidats pressentis, qui n’ont pu rester insensibles face à cette injustice. Des photos circulent également sur les réseaux sociaux montrant un activiste en colère en train de brûler une oriflamme du PTr.

Ils sont d’ailleurs nombreux les aspirants candidats du Parti Travailliste, à avoir été laissés sur la touche alors qu’il était légitime pour eux d’obtenir l’investiture du parti et avaient déjà commencé leur travail de ‘Canvassing’. Anishta Babooram, responsable de rédaction de Rising News, qui laboure la circonscription No11, Nicole Hack, institutrice d’expérience au collège Lorette, qui a travaillé la circonscription No 20, Denis Grandport, ancien président de la Macoss, qui était bien positionné à la circonscription No19 et  Edley Chimon, régulièrement sur le terrain au No17, des personnes que beaucoup pensaient méritantes, ont été tous prises de court.

Cela outre la secrétaire générale du parti, Kalyanee Juggoo, l’avocat Raj Pentiah, Yatin Varma, Akil Bissesur, Abdallah Goolamally, Stephanie Anquetil, Rajen Narsinghen, Asraf Dullul, Jean Noel Sandian, qui n’ont jamais hésité à afficher leur couleurs et défendaient bec et ongles le parti, ont étét tout de même relégués aux oubliettes.

Cette situation a provoqué une telle frustration et le découragement chez de nombreux partisans qu’ils ont laissé éclater leur colère en manifestant devant le bureau de Navin Ramgoolam, à la rue Desforges, dimanche dernier. Des activistes du PTr des circonscriptions No 4 (Port-Louis-Nord/Montagne-Longue), No 6 (Grand-Baie/Poudre-d’Or), No 7 (Piton/Rivière-du-Rempart), No 8 (Moka/Quartier-Militaire), No 11 (Vieux-Grand-Port/Rose-Belle) et No 13 (Rivière-des-Anguilles/Souillac) s’y étaient rassemblés pour exprimer leur mécontentement.

 

D’autre part, la responsable de rédaction, Anishta Babooram, qui ne jurait que par  l’allégeance à Navin Ramgoolam dans le website du PTr,  s’est montrée très déçue voire révoltée, sur sa page Facebook. Cette dernière avance qu’elle est choquée et se pose la question : « Ti koz rupture non ? ». La jeune femme croyait aux paroles du leader du PTr,  Navin Ramgoolam surtout quand ce dernier évoquait pas plus tard qu’un mois de cela qu’il fallait privilégier une politique de rupture.

Reza Issac 

 

Reza Issac : « Dan Parti travailliste ena boucou kine travail couma bœuf apre ce souval ki p rentre»

 

Ayant été membre du Parti Travailliste, Reza Issac a tenu à être aux côtés des « victimes de l’injustice » du parti, qui sont d’ailleurs ses amis, le 21 octobre dernier. L’ancien lord-maire et député de la circonscription No 2, sous la bannière du Parti Travailliste, dit connaître ces personnes ‘genuine’ et sincères, qui ont toujours été fidèles au parti. « Sans oublier que ce sont des personnes qui se sont dévouées pour leur circonscription. A l’instar d’Anishta Babooram et de Denis Grandport, qui ont bossé dur, pendant des années, pour leur circonscription respective. Ils se sont fait remplacer par des inconnus, qui n’ont aucune affinité avec le Parti Travailliste. C’est injuste ! » explique Reza Issac. Pour lui, il est inacceptable de se servir comme prétextes les inconvénients d’une alliance politique pour justifier cette décision. Où est la méritocratie ou encore la gratitude ?, s’interroge-t-il. « Dan Ptr, ena boucou kine travail couma bœuf apre ce souval ki pe rentre », conclut Reza Issac, qui avoue aussi avoir pris ses distances du PTr pour être « wise before the event ».

 

Reza Issack, a également commenté sur le post d’Anishta Babooram : « Et quelle rupture! Des transfuges et opportunistes ont pris le dessus sur des pur-sang rouges comme toi, Anishta. Navin a bien dit: money talks … » A quoi Anishta Babooram répond : «  I was sincerely waiting for your comment. Because you have been a true labour too. Unfortunately we are just taken for granted… ».

 

Les commentaires, n’ont cessé de pleuvoir. « Ce n’est un secret pour personne que Navin Ramgoolam ne fait pas ce qu’il prêche. Au grand final, la liste des potentiels candidats de l’Alliance Nationale est composée de la veille garde du PTr », « Ene mari claque sa apres tou sa canvassing la. Navinchandra pas pou changer. Arette perdi letemps are li. » « Navin ine bien servi toi…ine arrive heure pou kit li a terre », « Rupture avec tous vieux candidat lol….navin is a waste of time », peut-on lire.

 

Beaucoup de personnes ont aussi remarqué que contrairement au Premier ministre et leader du MSM, Pravind Jugnauth qui a apporté du sang neuf, a pris tout le temps nécessaire pour convoquer, un à un les candidats qui n’ont pas obtenu d’investiture de Lalians Morisien, pour leur parler et leur expliquer qu’il y d’autres façon de servir le peuple, le pays et le parti. Prônant le dialogue et empreint de bonne manières, il fait toujours preuve de courtoisie. Or, Navin Ramgoolam, a encore une fois démontré qu’il est le seul boss et n’a besoin de se justifier devant ces personnes qui ont servi la cause rouge.

 

Leave a Reply

Your email address will not be published.

*