Reza Issack: « N’est-ce pas une injure de choisir quelqu’un qui n’a aucune affinité avec le PTr ou le PMSD et de le favoriser? »

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Q : Que pensez-vous de la liste des candidats présentée par le Parti Travailliste ?

-R : Je ne peux porter un jugement sur le choix des candidats effectué par Navin Ramgoolam et Xavier-Luc Duval. Le tandem sait quelles difficultés il a eu pour constituer son bataillon. Ce n’est pas un exercice agréable. Je suis content pour les amis qui ont eu une investiture et je sympathise avec ceux qui ont été laissés sur la touche. Je ne comprends pas, par exemple, comment un Denis Grandport qui a labouré le terrain pendant quatre ans ne soit pas candidat et que le choix se soit porté sur une personne qui n’a maintenant que deux semaines pour se faire connaître.

Il y a de très bons éléments au sein de l’Alliance Nationale, à l’instar de Fabrice David, mais aussi de moins bons. Mais où sont passés les jeunes prometteurs comme Sandian, Frichot et Laridon ?

Q : Il semblerait qu’il y a beaucoup d’injustice à l’égard de certaines personnes qui ont labouré le terrain, mais n’ont finalement pas obtenu d’investiture. Quelle est votre opinion à ce sujet ?

R : On ne peut pas satisfaire tout le monde. Il faut bien faire un tri, prendre les meilleurs afin de mettre toutes les chances de notre côté. Mais n’est-ce pas une injure de choisir quelqu’un qui n’a aucune affinité avec le PTr ou le PMSD et le favoriser au détriment d’un ou d’une activiste qui, pendant plusieurs années, a défendu la cause travailliste bec et ongles ? Exemple, Anishta Babooram …

Q : Expliquez-nous les raisons pour lesquelles vous avez pris vos distances avec le Parti Travailliste …

R : Je suis parti sans frustration, colère ou hargne. Je n’ai pas fait de lobby non plus pour obtenir une investiture. Depuis la défaite de décembre 2014 on n’a jamais vraiment autopsié notre déroute pour prendre des mesures correctives qui s’imposaient. On est un grand parti, on a d’irréductibles partisans, des fidèles plus que fidèles, mais nous n’avons pas su désarçonner notre adversaire principal qui s’est pourtant illustré avec une cascade infinie de scandales.

Personne n’a osé dire ses vérités au leader. Bien au contraire, certains le flattaient de midi à minuit et de minuit à midi.

Q : Comment s’annonce la joute électorale ?

R : Palpitante mais impitoyable. Les principaux partis promettent de dynamiter les caisses de l’Etat ! Jusqu’où peut-on aller pour s’approprier le pouvoir ?

Attendons-nous à tout : mensonges, tricheries, affabulations, invectives, violence… Valeur du jour, il est difficile de faire un pronostic. Gare à l’outsider, le troisième larron !

Q : Le mot de la fin …

R : Que le meilleur gagne !

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