Doomila Moheeputh fait valoir son droit au silence
La mère de Doomila Moheeputh affirme que le sac appartient à Akil Bissessur
Dans l’après-midi du lundi 29 août, l’avocat Akil Bissessur a encore comparu en cour de Bambous, dans le cadre de la motion pour sa remise en liberté sous caution. Ces hommes de loi, Mes Rama Valayden, Sanjeev Teeluckdharry et Yuvan Sungkur, ont informé la cour présidée par la magistrate Vidya Mungroo-Jugurnath qu’ils ont adressé une correspondance au commissaire de police. L’objectif est de demander que des analyses ADN soient effectuées sur les drogues saisies sur Akil Bissessur et chez sa Doomila Moheeputh.
L’enquêteur dans cette affaire, l’inspecteur Ritesh Ramlugun, a fait savoir que la police a agréé à la demande des avocats. Akil Bissessur a donné son aval pour se soumettre à des prélèvements. Il a expliqué à la cour que des prélèvements ADN avaient été effectués sur l’avocat. Et d’ajouter qu’un rapport d’analyse du Forensic Science Laboratory (FSL) est attendu. Les débats entourant la motion pour la remise en liberté conditionnelle d’Akil Bissessur ont été renvoyés pour lundi le 5 septembre prochain.
Dépendant des avancées au niveau de l’enquête, Me Rama Valayden communiquera sa position en ce qui concerne une nouvelle motion de remise en liberté, le 6 septembre. Quant à Doomila Moheeputh, elle a également comparu devant la cour de Bambous, un peu plus tôt, pour la forme. La motion pour sa remise en liberté sous caution sera appelée le 7 septembre.
Akil Bissessur et sa compagne, Doomila Moheeputh, sont en détention depuis le 19 août après que 52 grammes de drogue synthétique d’une valeur marchande de Rs 260 000 auraient été saisis à Palma. Selon la police, une partie de la drogue aurait été détruite avant que les agents n’enfoncent la porte.
Doomila Moheeputh invoque son droit au silence
Dans la journée du mardi 30 août, Doomila Moheeputh, alias Sweety, arrêtée dans l’affaire de trafic de drogue synthétique, a encore une fois été auditionnée par le Central Criminal Investigation Department (CCID). Cependant, la compagne de l’avocat Akil Bissessur, a fait prévaloir son droit au silence durant la majeure partie de cette séance d’interrogatoire. Les hommes du DCP Heman Jangi, patron du CCID, l’ont confrontée majoritairement sur la version avancée jusqu’ici par Akil Bissessur. Mais l’habitante de Palma, Quatre-Bornes, a soutenu qu’elle s’expliquera durant un procès devant la justice sur l’affaire.
Les hommes du DCP Heman Jangi, ont aussi voulu obtenir sa version entourant la position adoptée lors de la descente policière. Le CCID a voulu faire la lumière sur le fait que Doomila Moheeputh ne s’est pas pliée aux ordres des membres de la PHQ Striking Team de l’ASP Ashik Jagai. Cela, même après que ces derniers ont servi des « Warnings » à l’effet qu’ils allaient forcer l’accès pour entrer dans la maison, pour une perquisition. Invitée à fournir des confirmations sur ces circonstances, elle a n’a pipé aucun mot faisant prévaloir son droit au silence
La séance d’interrogatoire du mardi 30 août était également axée sur le trajet qu’elle aurait entrepris le jour de son arrestation aux côtés d’Akil Bissessur. À mardi, soixante-dix questions ont été adressées à la compagne d’Akil Bissessur, dans le sillage de l’enquête du CCID. Doomila Moheeputh a campé sur sa position en niant toutes les accusations de trafic de drogue formulées contre elle. La femme d’affaires de 46 ans a retenu les services de l’avocat Vimal Rajkoomar et de l’homme de loi Neelkanth Dulloo. Mais lors de séances d’interrogatoires, c’est Me Vimal Rajkoomar qui a, jusqu’ici, assisté l’habitante de Palma.
La mère de Doomila Moheeputh affirme que le sac appartient à Akil Bissessur
La mère de Doomila Moheeputh a aussi été auditionnée par le Central Criminal Investigation Department (CCID). Cette dernière a confirmé à la police que le sac, saisi à son domicile, le 19 août dernier, appartient à Akil Bissessur, compagnon de sa fille. C’est ce qu’elle a confié aux enquêteurs du Central Criminal Investigation Department lors de son interrogatoire. Elle dit toutefois ignorer ce que le sac contenait. Elle a expliqué que, le jour de la descente policière, Akil Bissessur est arrivé chez elle en compagnie de sa fille Doomila Moheeputh. Elle confie que le sac était en possession d’Akil Bissessur.
La police tente d’identifier le fournisseur
Pendant ce temps, le Central Criminal Investigation Department, en charge de l’enquête, cherche à identifier le fournisseur, ou au moins le livreur, de la drogue saisie au domicile de la compagne de l’avocat, le vendredi 19 août. Si seulement 52 grammes de drogue de synthèse ont été découverts ce soir-là dans la maison de Doomila Moheeputh, à Palma, Quatre-Bornes, les deux suspects font l’objet d’une accusation provisoire de trafic de drogue.
Les enquêteurs tentent d’établir un lien commun entre le couple et une tierce personne qui leur aurait remis la drogue dans un village de l’Ouest. Les conclusions de l’IT Unit sur l’analyse des téléphones et équipements informatiques des deux protagonistes sont attendues dans ce sens. Toutes les personnes ayant été en contact avec eux ces dernières semaines feront l’objet d’un « screening exercise ».
L’enquête supervisée par le DCP Heman Jangi a vu également l’audition des membres de la Police Head Quarters Special Striking Team (SSS), qui a mené l’opération du vendredi 19 août. L’ASP Ashik Jagai, à la tête de cette unité, est revenu sur le déroulement des événements. Affirmant que l’équipe de la SSS, munie d’un mandat de perquisition, est arrivée à 22 heures au domicile de Doomila Moheeputh, mais que les occupants de la maison ont refusé l’accès aux policiers. D’expliquer que la décision d’enfoncer la porte a été prise quand Akil Bissessur a été vu, par la fenêtre, en train d’emmener un sac de sport dans une autre pièce alors que l’ordre de ne pas bouger lui avait été donné.
Cette scène a aussi été filmée par des éléments de la SSS. Et juste avant l’entrée de l’équipe d’intervention, le bruit de la chasse d’eau des toilettes a été entendu. Les policiers ont ensuite récupéré des boulettes de drogue de synthèse en démontant la tuyauterie. Selon les entrées consignées par la Special Striking Team, une partie de la drogue a été retrouvée dans ce sac. Mais alors qu’ils ont subi une série d’interrogatoires depuis la semaine dernière, Aki Bissessur et Doomila Moheeputh nient être impliqués dans un trafic de drogue. Selon la version donnée par Akil Bissessur, le sac de sport ne contenait que des vêtements.