En Italie, Berlusconi “renoue” avec Poutine et parasite les discussions sur un futur gouvernement

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Devant des élus de son parti, Silvio Berlusconi s’est vanté d’avoir reçu pour son anniversaire des bouteilles de vodka de la part du président russe Vladimir Poutine avec qui il a échangé de “gentilles lettres”. Des déclarations embarrassantes qui ont fait bondir son alliée Giorgia Meloni dont le parti d’extrême droite Fratelli d’Italia a remporté les dernières élections législatives.

En revendiquant son amitié avec Vladimir Poutine, l’ancien Premier ministre italien Silvio Berlusconi a  volé jeudi 20 octobre la vedette au président Sergio Mattarella, qui a entamé ses consultations en vue de la formation du gouvernement qui devrait être dirigé par Giorgia Meloni.

Les discussions que Sergio Mattarella mènent avec les principaux acteurs institutionnels (présidents des chambres, chefs des groupes parlementaires…) ont été éclipsées par la tempête suscitée par les propos de Berlusconi, qui a affirmé avoir “renoué” avec Vladimir Poutine et a imputé à Kiev la responsabilité de l’invasion de l’Ukraine.

Son parti Forza Italia fait partie de la coalition dirigée par Giorgia Meloni, cheffe de Fratelli d’Italia, le parti d’extrême droite vainqueur des élections avec 26 % des voix.

Giorgia Meloni voit rouge

Giorgia Meloni a réagi fermement aux propos de son allié : l’Italie fait “pleinement partie, et la tête haute,” de l’Europe et de l’Alliance atlantique et les personnes ne partageant pas cette position “ne pourront pas faire partie du gouvernement, même si le prix à payer est de ne pas avoir de gouvernement du tout”.

Silvio Berlusconi, qui a fêté ses 86 ans le 29 septembre, s’était exprimé devant des élus de son parti et ses propos ont fuité : “J’ai un peu renoué le contact avec le président Poutine, un peu beaucoup, dans le sens où pour mon anniversaire, Poutine m’a envoyé 20 bouteilles de vodka et une très gentille lettre. J’ai répondu en lui envoyant des bouteilles de Lambrusco et une très gentille lettre. Il m’a dit que j’étais le premier de ses cinq vrais amis”.

Dans cet enregistrement audio, il semble faire porter la responsabilité de la guerre au président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui, selon lui, avait “triplé les attaques” contre les républiques séparatistes autoproclamées du Donbass.

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