Le verdict est tombé peu après 23 heures en cour d’assises, ce mardi 14 septembre, dans le procès que le ministère public a intenté à Salib Meerhossen, ancien vigile, pour assassinat. Il a été condamné à la prison à vie par le juge
Luchmyparsad Aujayeb. Cet habitant de Plaine-des-Roches, âgé de 54 ans, avait été, un peu plus tôt dans cette même journée, jugé coupable à l’unanimité par le jury. Cela pour l’assassinat de la Sud-Africaine Lara Bianca Rijs, dans la soirée du 13 au 14 août 2017 à la Résidence A.O Deluxe, à Pereybère. Le vigile, âgé de 54 ans, ayant plaidé non coupable, l’audience s’est déroulée devant un panel de jurés composé de six femmes et trois hommes. Lors de
l’interrogatoire des témoins, Me Ravi Rutnah, qui assure la défense de l’accusé, a soulevé plusieurs points pour remettre en question la crédibilité de l’analyse du lieu du crime par le SOCO. Il a, entre autres, confronté un officier du SOCO au fait que les photos prises et produites en cour démontrent que des objets se trouvent à des endroits différents. Cependant, l’habitant de Plaine-des-Roches, a, quand même, été jugé coupable à l’unanimité par le jury.
Me Jean Michel Ah Sen, avocat de la poursuite, avait requis la prison à vie contre l’accusé. Il a souligné que l’accusé en tant que vigile de la Résidence A.O Deluxe, était chargé de s’assurer la sécurité de la victime, qui était sans défense. Or, soutient la poursuite, il l’a abusé sexuellement et l’a tué sans exprimer de remords. Me Ravi Rutnah, avocat de la défense, avait, pour sa part, invité la cour à infliger une sentence appropriée.
Pour rappel, le cadavre de la Sud-Africaine Lara Rijs, 32 ans, Operations Manager au Geneva Management Group, à Port-Louis, a été découvert le 17 août 2017 dans son appartement, à Péreybère. Le même jour, le vigile de l’appartement de luxe, Salib Meerhossen, avait été arrêté, des traces de sang ayant été retrouvées sur ses vêtements et ses chaussures. À l’ouverture du procès, l’accusé avait plaidé non coupable. Lara Bianca Rijs, 34 ans, était venue à Maurice, le 29 avril 2017, pour y travailler. Le jour fatidique, elle avait consommé quelques verres d’alcool. Puis,
ces amis l’avaient quitté non loin de l’entrée de son appartement à Pereybère. Elle avait été violée et égorgée.