Il n’a qu’à bien se tenir. Lui, c’est Louis Dominique Seedeeal plus connu comme Darren Activiste. Cet habitant de Grand-Baie âgé de 33 ans ne pourra pas participer à un quelconque rassemblement sans l’autorisation de la police. Décision prise par la magistrate Pamela Veerabadran-Mudaliar, au Tribunal de Rose-Hill, mardi 15 novembre dernier. Il est bon de souligner que Louis Dominique Seedeeal fait face à une accusation provisoire de non-respect des conditions de libération.
Cette décision de la magistrate fait suite après que Me Akil Bissessur, avocat de Darren l’activiste, a présenté une motion, le même jour, en cour, pour que les conditions de remise en liberté de son client soient variées. Notamment la condition de ne pas participer à un rassemblement sans l’autorisation du commissaire de police (CP). L’avocat a expliqué que son client est un « freelance reporter » et que la presse en ligne « Radio Mopep » est son gagne-pain. Malheureusement, la magistrate Pamela Veerabadran-Mudaliar a rejeté toutes les propositions de Me Akil Bissessur étant donné que Darren n’a pas respectés les conditions qui lui a été imposés précédemment.
Autres conditions imposées par le tribunal étaient que Darren l’activiste doit se présenter au poste de police de Grand-Baie tous les jours entre 6 heures et 18 heures. Un couvre-feu a également été imposé sur lui. Il ne doit pas quitter sa maison entre 21 heures et 5 heures du matin. La Cour lui a aussi ordonné de ne pas participer à un quelconque rassemblement directement ou indirectement sans l’approbation du Commissaire de Police. Et aussi qu’il doit utiliser sa page Facebook uniquement pour son travail.
Il est à noter que Dominique Seedeeal avait été arrêté le 21 avril 2022 pour avoir participé à un rassemblement illégal à Camp-Levieux. Il est aussi accusé de sédition pour avoir posté, ce jour-là, un message sur le réseau Facebook visant à perturber l’ordre social. Le 23 avril 2022, Darren l’activiste avait obtenu la liberté devant la Bail and Remand Court (BRC). Cela, après s’être acquitté d’une caution de Rs 15 000 et avoir signé une reconnaissance de dette de la somme de Rs 100 000. Le 3 novembre dernier, il a récidivé, cette fois-ci, il a participé à une manifestation illégale menée par un groupe de Rastafaris le jour où siège l’Assemblée nationale, ce qui est interdit par la loi.